Top articles
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Les Carnets du dictateur, barcarolle IV
23 de février J'écoutais un trio de Schtroumpf, dans le salon, je méditais, j'avais la ferme intention de violenter Églantine, d'ailleurs je l'attendais, je voulais lui faire comprendre une bonne fois pour toute que je la haïssais et qu'elle aussi devait...
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Une Pensée dans le Désert
Il y avait là un vaste désert ; plat, aride, calme et dangereux. Un désert en forme d’horizon, avec rien que du sable, du silence, et parfois, des roches aiguisées par le temps. Au dessus, il y avait un soleil violent, qui brillait sans relâche, et tout...
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La Confrérie des joyeux drilles
Mine aimante s’il en est, James Lombardt s’avait fort bien l’art de l’élégance et de la distinction. Tout Londres louait avec sincérité sa politesse et son esprit, sans omettre d’envier sa situation fort désirable d’homme riche et respecté, disposant...
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Le danseur de polka
Le timide personnage prend les pans descendants Il surnage, glisse et ondoie Latéralement, de part et d'autre du gouffre Où il s'engouffre insensiblement Mais voici que soudain, Il cavale, délié Vif et décidé Dans une fière et prompte distinction Puis...
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Le Syndrome du pisse-mémé
Homme de lettre à la vaste érudition, Odilon Teyssier aimerait que l’on dise de lui qu’il est un écrivain. Mais hélas, « scribouillard » le définirait mieux. En effet, ce logographe raté est unanimement considéré par la presse, les gendelettres et les...
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2008 : l’Horripilé de l’Espace
Le commandant de la station spatiale proféra âprement dans les rouages métalliques de son énorme engin voltigeant joyeusement dans l’atmosphère terrestre : « Sergent Lagune !... au rapport ! » Ce dernier, échappant à la loi de la gravitation universelle,...
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Fafouette : Vingt-quatrième - Voyou d'Absinthe
« A l’immortalité ! » Telle est la brillante épitaphe inscrite dans le marbre séculaire du fronton de la plus noble institution du monde : l’Académie Française !… En effet, c’est bien ce vénérable cénacle qui a forgé, traversant les siècles les révolutions...
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Journal d’un holiste à la bonne Franquette
Ouais, ben je n’ai pas très soif aujourd’hui… Enfin, on va prendre un demi, comme d’habitude… Alors, observons un peu les clients aujourd’hui… ouais, y’a pas grand-via, ah si, tiens, là-bas… Ouah ! Y’a le morceau… Alors attends, soyons précis… Bon d’abord,...
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Fafouette : vingt-huitième - Être ou ne pas Être
Moi, Fafouette, chancre inassurable de la conquête du savoir absolu (au sens non hégélien du terme), j’ai effectivement décidé de cesser notre sublime cycle sur l’immense Michel Delpech ! « Et pourquoi ? », me demanderez-vous avec toute la naïveté qui...
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Journal d'un énorme bloc de rocher dressé comme une pyramide au bord d'un lac, hanté par l'Eternel retour
C’était en 1881, en août…..comme si c’était hier. Le type vadrouillait par–ci par-là ; il tournait dans le coin, je sais pas trop ce qu’il trafiquait mais il gribouillait pas mal sur des carnets tout plein de notes. Voyez le type… Il avait une énorme...
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Fafouette : Vingt-cinquième - Le vassal d'Autrui
Aujourd’hui, mes chers élèves, parlons du cas de Michel Dunoyer, voulez-vous ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que Michel Dunoyer n’est pas contraignant. Plus qu’une simple qualité, cette caractéristique constitue pour lui son essence : il n’emmerde...
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Journal du paternel
Un jour, j’ai compris que je n’étais pas un génie, et que je n’avais pas le moindre talent. Sans doute, ce jour fut douloureux ; je ne m’en souviens plus. Mais depuis, je sais : ma vie passera comme un long fleuve tranquille, sans coup d’éclat, sans passion...
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Dvořák in America
L’enfant jour rougit de teintes matinales ; des cernes de brume recouvrent l’air et le temps ; les choses sortent du noir, grises et délavées. C’est le matin. L’aube colore de pourpre, de jaune et d’azur ce vaste et profond dégradé qu’on appelle le ciel,...
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Fafouette : trente-quatrième - Les infemmes
La nouvelle, terrible, affreuse, âpre et insupportable, est tombée hier soir, et j’imagine que la partie masculine de mon auditoire l’a accueillie avec la même consternation et l’identique stupéfaction qu’à l’annonce de la disparition du génial Alexandre...
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Les Carnets du dictateur, La Rochelle, petite salope
15 de juillet Me voilà donc condamné. On a prétendu bien complaisamment me juger sur cet assassinat dont on a d'abord voulu m'accuser avec une mauvaise foi évidente, celui d'avoir tuer ma malheureuse dulcinée, après quoi la plaidoirie a dévié sur des...
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Chanson d'une none insoumise
Ô Dieu salaud Ô Dieu enflure ! Ô Dieu odieux ! Que toute ces exécrations sont étranges, n’est-il pas ? Car je t’aime Je t’aime et t’aimerais par-delà même la terre, ô mon dieu Pourtant je t’abhorre aussi ; en cet instant tout en moi pour toi est haine...
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Journal d'Herbert von Karajan
Sacré Beethoven !... Si j’avais été là, dans son dos, lorsqu’il écrivit cette foutue troisième symphonie, je me serai permit de lui faire quelques petites remontrances : « Non mais oh ! C’est contre les lois de l’harmonie ce que vous me faites là !......
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Dans les effluves malodorantes...
Dans les effluves malodorantes d’un water-closet fort fréquenté, s’étale et s’étiole la vase fangeuse… elle est partout : au fond de cette vespasienne d’inspiration turque, contre les murs maculés de giclures merdeuses, sur le carrelage souillé d’urine...
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Les Carnets du dictateur, le Monomaniaque I
17 de février Les obsèques de mon ministre de la paix eurent lieu hier pour le plus grand plaisir de mon ministre de la guerre qui s’était vêtu des plus belles redingotes qui soient pour l’occasion. La cérémonie fut fort décevante, ennuyeuse et le temps...
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Derrière les eaux vastes et impassibles
Légèrement surélevée au dessus du lac, la bâtisse d'Aïdigalayou, provençale, aux murs jaunes clairs illustrés d'éclatants volets violets, se trouvait seule parmi la forêt immaculée d'un vert profond et ample dont certains endroits, en son cœur, demeuraient...
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Les Carnets du dictateur, mélancolies de La Rochelle
7 de juin Avec ma chère, nous sommes partis vagabonder aux crépuscules des océans. Sur les dunes rosacées, nous nous arrêtons pour contempler gaiement les reflets du soleil sur les eaux réfléchissantes, ce qui ne cessait de nous faire plisser les yeux...
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Les Carnets du dictateur, les victoires du printemps II
16 de mai On est heureux toujours dans les verts herbages sous le retour liturgique des hirondelles parmi la lenteur des adorations mystérieuses de la renaissante saison où le vent enfin harponne nos cheveux, les saisit et les lie dans les parfums des...
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Journal d'un désir
Je ne pourrais dire d’où je viens, ni ce qui m’a enclenché. Lorsque je sonde mon cœur, je ressens tout plein de palpitations, je suis toute pétillante, comme une bulle de champagne. J’attends pour éclater en des millions particules. Je ressens une passion...
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Le Carpatisme - "L'enfer, c'est les cons"
1. « L’enfer, c’est les autres ». disait Sartre en constatant avec agacement cette attitude désagréable d’autrui qu’à rien faire qu’à nous enfermer dans un objet. Or, nous ne sommes pas des objets. Il ne faut donc guère aller plus loin dans le raisonnement...
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Journal d'un Amateur d'huîtres leibniziennes
Les pessimistes, ce ne sont rien que des vieux rabougris, coincés du derche et engourdis de la panse, j’en suis convaincu ! Et je ne dis pas ça parce que je suis un optimiste ! Pas du tout ! Je dis ça parce que c’est la vérité… et la vérité, c’est que...