Chanson d'une none insoumise

Publié le par Jovialovitch


Ô Dieu salaud Ô Dieu enflure ! Ô Dieu odieux !

Que toute ces exécrations sont étranges, n’est-il pas ? Car je t’aime

Je t’aime et t’aimerais par-delà même la terre, ô mon dieu

Pourtant je t’abhorre aussi ; en cet instant tout en moi pour toi est haine

 

Veux-tu me posséder que je me dépossède

Je te suis lié, mais tu m’es lié autant

C’est pour ça que je te rétrocède

Aussi es-tu mon unique amant

 

Mais tu m’es insupportable

Je ne veux être toute à toi

Arrière dieu exécrable !

Dans mon froc se tient ma foi !

 

Ô malédiction ! Tu t’accroches encore à mon cou !

 

Croix de malemort, comme je voudrais la détacher

Comme je voudrais à l’Angélus

La saisir, la maudire, la damner

Et me la carrer dans l’anus

 

Or tu m’adores, tu m’adores d’absolue passion

Et veux-tu que je t’adore de toute dévotion

Mais je t’en prie

Petit Jésus Christ

Je t’en pris ne viole pas mon intimité

Cesse de tant m’aimer

Car toujours à la piété

Préférerais-je la liberté !

 

Ainsi je te le dis en litanie

 Mort vaut mieux

Que ton vicieux crucifix

Et l’amour de ton Dieu

 

Dieu tout brûlant d’orgueil

Hérétique ! Janséniste !

Me rappellerais-tu à toi

Pour ton triomphe et pour ma perte

Car je vous préviens mon Dieu

L’enfer sera pour vous

Et non pour moi !

 

Alors je vous le demande !

Laissez-moi ma fatalité

Rendez-moi mon insouciance

 Rendez-moi mon innocence

Et au diable vos simagrées !

 

Pour finir je ne vous souhaite ni de périr

Ni de souffrir

Car finalement dois-je encore pouvoir vous aimer

Avec un peu de pitié…


La réponse de Dieu

Chienne !

 

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S
Et avec tout ça vous avez évité la fatwa !
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