Mes filles, Humbertine

Publié le par Jovialovitch


 

Lorsque son œil se remplit

de tout le noir de sa pupille,

ses profils irréguliers, approfondis

incisés en résilles

puis saillants, puis approfondis

à nouveau

fuselés à la lame

découpés aux ciseaux,

irisent en rafales d'amalgames

venimeuses, en particules irritantes

l'aura voilée de sa pudeur

et se réfractent en des filaments laudateurs

emplis de thé et de mantes


Lorsque cet œil que le noir revêt,

que la rudesse déliée

de son cou dévié

émet

masculinité

inertie et attention,

il y a permanence du danger

dans ce doux tourbillon


Lorsque le noir couvre cet œil

quand délicatement, ses socquettes

blanches serpentent sur ces gambettes,

sa nubilité est trompe-l'œil

jusqu'au rose de ses joues

jusqu'au lilial de ses mains,

à son nez sinueux, ou

à son visage reptilien


L'effilement de ses dents

le sang sur ses doigts

je l'aime car assurément,

elle est de sang froid

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