Fafouette : vingt-huitième - Être ou ne pas Être

Publié le par Jovialovitch

     Moi, Fafouette, chancre inassurable de la conquête du savoir absolu (au sens non hégélien du terme), j’ai effectivement décidé de cesser notre sublime cycle sur l’immense Michel Delpech ! « Et pourquoi ? », me demanderez-vous avec toute la naïveté qui fait votre charme si candide. Et bien tout simplement parce que l’œuvre de Delpech est trop grande, trop puissante, qu’elle atteint des degrés de beauté telle qu’il m’est impossible, moi, pauvre mortelle, de l’analyser scientifiquement. C’est pourquoi, j’ai décidé de laisser à la postérité l’analyse pleine et achevée de ce génial poète, qui en se racontant lui-même, témoigne de ce que nous avons tous traversé. Aussi, ai-je décidé d’analyser (différemment) un autre artiste, certes d’une moindre envergure, mais tout de même relativement intéressant : un certain William Shakespeare.

       Shakespeare, le talent, que dis-je, le génie dramaturgique le plus exceptionnel de toute l’histoire de la création humaine. Le père d’une langue, d’un œuvre monumentale, emprunte d’une poésie inégalable et dont le fruit sublime est ni plus ni moins l’un des plus grandiose absolu de beauté jamais conçu par un esprit humain. Oui, je parle bien de celui qui a écrit Hamlet, Macbeth et Roméo & Juliette. Oui, je parle bien de l’un des créateurs les plus influents de l’histoire, des plus importants, de ceux qui donnerait presque la certitude qu’un Dieu existe, tellement tout cela est admirable. Je parle bien de celui qui a bouleversé le monde, dont le postérité n’est pas prête de s’éteindre, et dont la popularité séculaire ne se mesure plus qu’avec le compas des siècles et la lunettes des millénaire. Certes, c’est bien ce William fameux dont je cause…. Quoique !

         « Quel est dont le sens de ce Quoique énigmatique ? », allez-vous me demander avec l’attendrissante crédulité des petits gnards émerveillés devant une magnifique peluche couleur lilas de Chine. Mais parce qu’en vérité, Shakespeare n’a pas écrit l’œuvre shakespearienne. Boum. C’est ça, l’odieuse vérité. Jamais William Shakespeare n’a écrit de pièce. Pas un poème. Rien. Ca vous la coupe ? Paf ! Ah, non mais c’est que c’est point facile à entendre. Et pourtant, c’est vrai ! Ce fils de gantier, d’origine vile et demeuré presque illettré, né en 1564 à Stratford-upon-Avon a certes bien existé : on sait peu de choses de sa misérable vie sans envergure, mais il fut certainement comédien et administrateur d’une troupe de théâtre. Mais de là à être l’auteur d’une des œuvres les plus admirable d’u patrimoine mondiale de l’humanité, permettez-moi de vous dire que la dichotomie est grosse ! Moi, on ne me fait pas la messe : je doute de cette paternité littéraire incertaine. Na ! Alors, je vous le dis tout net : je suis un anti-stratfordiens. Bing ! Mais je ne suis pas pour autant un baconien ! Ah non, surtout pas…

          Je vous le dis, Shakespeare était un prête-nom, mais ce n’était pas celui de Francis Bacon. Et je vous le répète, Shakespeare était un gros nul incapable d’aligner trois mots pour qu’il en sorte ce qu’on appelle un sens. Alors, dans tout ça, la vérité. Qui a donc vraiment écrit cette œuvre, hein ? Vous voulez savoir ! C’est très simple. La vérité, là voilà : le Shakespeare qu’on connaît n’a jamais écrit de pièces, elles ont en fait été créées par un homme qui se nommait Shakespeare, William. Comme quoi, la « vérité comme une étoile », c’est pas à la portée de tout le monde !

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Publié dans Fafouette enseigne

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