Top articles
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Naturalisme, vous êtes belle
Considérée depuis la stratosphère ou la lithosphère, regardée depuis Pluton ou les anneaux de Saturne, observée depuis la soixante-cinquième parallèle ou le troisième méridien, Douchka n’est, dans l’absolu, strictement rien. Mais de plus prêt, depuis...
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Fafouette : cinquante-sixième - De la télévision
Mes très chères ouailles, sans doute êtes-vous lassés de mes humeurs pamphlétaires, dont la bile perfide teint d’un peu de rouge et de beaucoup de noir la blancheur immaculée de mes pensées profondes. Certes, je vous l’avoue (avec une honte au moins égale...
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Les Carnets du dictateur, l'émotion
5 de avril Les dictateurs sont de retour. J'ai regagné dans la soirée mon vieux bunker après un voyage exténuant où j'atteignis un tel niveau de fragilité que je m'imaginait marchant, les yeux bandés, sur un fil, prêt à choir à tout moment, d'un côté...
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Fafouette : quarante-sixième - Le Noël des bandits
Mes très chères ouailles, en ce jour si particulier de Noël, où nous baignons tous dans le bonheur familiale, je me devais de « jeter un pavé dans la marre », en affirmant avec emphase et violence ma haine profonde et sincère de cette infecte bombance...
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Aïdigalayou en son royaume
Quand le petit matin perçait derrière un rideau de nuage d'un gris vaporeux, quand une lueur diaphane dissipait le brouillard errant et attisait vaguement les choses silencieuses encore somnolentes, quand les nuages se liaient avec le ciel d'un lien si...
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La rencontre et le souvenir
Théo Farouche attendait quelque part. Il réfléchissait, et marchait peut-être. Les choses étaient lentes, un brin lassées ; la nuit tombait, dit-on. Et voilà qu’un bruit de pas se fait entendre ; puis une silhouette se fait voir. C’est une femme. Elle...
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Testament d'un égaré III
J’étais donc veuf. Et père d’un légume. Ma vie se résumait à une sorte d’errance vagabonde et sinistre. Le comble d’une sorte de désolation résignée m’habitait. Mathilde, ma douce, était morte, dans la douleur, comme ma mère, et tout ce qu’il me restait...
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Les cavatines
Comme la joie est quelque chose d'intéressant. Mais ce qui l'est encore davantage, se sont les gens qui perçoivent en elle de la tristesse et de la mélancolie. Moi-même je n'y avais jamais prêté aucune attention, mais je fus si étonné de m'en rendre compte...
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Les Carnets du dictateur, des courbes relations III
19 de novembre L'affreux moment, le voici. J'étais allé voir Célestine et sa sublime maternelle ; cela faisait déjà un mois que je me refusais à lui rendre visite, mais je ne sais plus trop pourquoi il me fallut ce jour là, la visiter ; sans doute pour...
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Les Carnets du dictateur, Célestine V
20 de octobre, Nous vécûmes de notre amour disloqué assez longtemps ; Célestine était devenue de plus en plus silencieuse et moi, je demeurai dans ma positon socratique : je n'usais que d'ironie et de fausse humilité. Par ailleurs, je ne m'apercevais...
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Une Révolte ? - Non sire, une Réveilolution !
Maurice était en train de dormir paisiblement, dans le noir et le silence. Il sombrait tout guilleret dans ses heures de néant qu’on appelle le sommeil. Inconscient, entouré des louanges douces et aveugles de la réparation, il sommeillait comme il se...
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Journal du bègue
C'est un vieux souvenir que me rappelle ce soir ce ciel si clair, ce ciel de montagne glacé dont la vision n'est pas s'en m'évoquer de la mélancolie, ce ciel où éclate dans une lumière d'un blanc éblouissant quelques nuages déposés lacustrement sur le...
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Les Carnets du dictateur, Célestine I
12 de septembre Il est étonnant de constater comment en prison, ayant une vie qui, il faut bien le dire manque d'une certaine unité, disons, d'intensité, il est étonnant de constater comment nous nous efforçons de lui en prodiguer une et ce même devant...
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Suzelmayer intime - Mes Prosaïques
Ernst Wolfgang von Suzelmayer ( 1878 -1935) DEUXIEME FRAGMENT 11 janvier 1910 Deux attitudes face à la Pensée : aspirer à l’océan – ou n’aspirer à rien. Les philosophes, d’abord, dont je suis ; ceux qui tentent d’escalader le relief de quelque Vérité,...
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Louis II de Bavière (Acte III)
ACTE III, Scène 1 SES FEMMES, IL BITURONO, LOUIS II DE BAVIÈRE SES FEMMES Le temps se gâte. IL BITURONO Rentrons vite chez moi ; et là je continuerais à vous aimez follement. SES FEMMES Oh oui ! LOUIS II DE BAVIÈRE, depuis la montagne Karl Schtroumpf...
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Saudade aux Marquises
Une brûlure au doigt, sur le côté : une douleur de surface sans gravité, un petit mal léger qu’un peu d’air suffit à faire oublier. Seulement, c’est une brûlure qui ébranle tout entier le bien-être du corps : elle est une petite tâche qui souille la blancheur...
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Vie de Robert A. IV
La vie avec Noémie dura assez longtemps ; Robert changea tout son rythme de vie, il se levait beaucoup plus tard et de ce fait, ratait le lever du soleil, il avait presque totalement cessé de marcher et il n'écrivait plus. Les rares livres qu'il lisait...
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Son Crépuscule
Le vieillard est beau. Il fait plaisir à voir. On dirait qu’il est en train de sourire. Ses lèvres ne forment pas de sourire, mais quand même, il est souriant. Ses cheveux blancs comme de l’ivoire sont bien coiffés ; il est d’une élégance rare, il semble...
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L'Espérance et le Bituron
En ces temps-là de fougue et d’insouciance, Le Bituron aimait à voyager par-delà les monts et les mers, jusque dans ces terres lointaines, qu’ignore l’esprit et que n’ose le rêve, et où s’écoulent avec violence ces jours sauvages, fruits indomptés de...
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Journal d'un handicapé moteur et stoïcien
Comme chaque matin, je me suis réveillé à six heures cinquante-neuf. J’avais dormi passablement, en m'assoupissant une demi-heure seulement avant minuit. Mère-grand n’est rentrée dans ma chambre qu’à sept heures dix-huit. J’étais inquiet ; d’habitude,...
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Les Carnets du dictateur, la solitude et sa suite III
31 de décembre La solitude, ensuite, la méditation, ensuite, la chasteté ; la chasteté naturelle, légère, qui vient à vous comme une petite brise douce et confiante, qui n'apporte ni souffrance ni contrainte ; Mais la méditation ! Laquelle ? sur les femmes...
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Les Carnets du dictateur, la solitude et sa suite I
12 de décembre Mozart ! Au fond, c'est le seul qui compte vraiment. D'ailleurs je n'aimais plus trop Schtroumpf ; et en même temps je ne pouvais pas m'en débarrasser : comment voulez-vous vous arrachez à Schtroumpf ? c'est aussi insensé et abrupt que...
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Journal d'un hédoniste
J'ai écrit tout le matin, depuis cinq heure au moins ; puis j'ai mangé et ensuite, comme l'après-midi arrivait, je ne sus trop quoi faire, ainsi, après une petite sieste d'une heure et demie, j'ai allumé la télévision que j'ai regardé, étendu au soleil...
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Journal d'un inverti
J'aime la virilité, la virilité qui se déploie comme une aura divine inspiré par les dieux et qui s'exprime de manière féroce et débordante dans chaque membre du corps comme en émane ces odeurs embuées et faunesques que seule la nécessité de les apprécier,...
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Journal de Louis XIV
J'ai rejoint Platon dans la soirée et nous nous sommes en allé dans un de ces endroits magiques qui font le charme de mon noble et vénérable royaume, j'entends par là, un véritable trou perdu où nous étions attendu pour festoyer dans la joie et l'allégresse,...