Naturalisme, vous êtes belle
Considérée depuis la stratosphère ou la lithosphère, regardée depuis Pluton ou les anneaux de Saturne, observée depuis la soixante-cinquième parallèle ou le troisième méridien, Douchka n’est, dans l’absolu, strictement rien. Mais de plus prêt, depuis les lacs endormis du Connemara où elle vit, seule et libre, la fille aux yeux sombres et noirs comme un Erika dans l’océan, est une bien mystérieuse personne.
Un matin, déboussolée par les progressions abusives du temps qui passe, Douchka entreprit un voyage qui l’emmènerait en de nouvelles contrées inexplorées. Lors de son périple, elle fit la connaissance d’un petit homme au regard ragoûtant. L’homme était veule et cupide, il errait par delà les terres de son enfance car il cherchait sa femme partit voilà trente ans, à la recherche d’un peu d’eau pour faire le café avant le journal de treize heures de ce connard de Jean-Pierre Pernaud. Ce jour là, le journaliste susnommé avait choisit de présenter à ses téléspectateurs infirmes où xénophobes, un bien étrange village. Une sorte de bourg où un charpentier à la retraite faisait une collection d’objets en bois semblable à des étrons. En réalité, il avait lui-même sculpté ces babioles, qui étaient en fait une panoplie de modèles de fusées car il était passionné par la conquête spatiale. Tous les habitants du village le présentaient comme un artiste unique au talent démesuré. Bien au dessus de ces gueules de cons, évoluait dans l’indifférence générale une météorite plongée en un silence apaisant. Dans l’immensité infinie de ce paysage obscur, l’astéroïde précédent, s’en allait du coté de la Terre. Un peu plus tard, elle s’y écrasa violement.
Jean-Jacques Tourbillard avait une ferme dans le Lot-et-Garonne. Souvent, il montait à Paris voir son fils qui faisait ses études dans l’art. Un jour, alors qu’il avait entreprit la construction d’une tour dans son jardin, Jean-Jacques se prit une grosse pierre sur la gueule. Après une longue réflexion, il conclut que Dieu venait de lui envoyer un signal. A l’église, on lui assura que non. Alors, Jean-Jacques partit à travers le maquis et la garigue, en exil, loin des travers de la société. Il y rencontrait Jean-Yves, un fou à lié qui s’était échappé du zoo de Vincennes lors d’une inondation propice. Cet homme portait une clé de douze et une croix du Christ qu’il avait trouvé dans le grenier de son oncle, Jeannot, et qui avait, par ailleurs une excellente cave. Un soir qu’il marchait sur un petit chemin étroit, une goutte d’eau vint tomber juste sur le bout de son nez. Ensuite, il se mit à pleuvoir. Comme Jean-Yves n’avait pas de parapluie, il entreprit une course effréné jusqu’à chez lui où sa femme ne manquait pas de l’engueuler et de l’attacher sur une chaise au bord de la falaise.
Reprenant soudain ses esprits, Douchka se rendit compte qu’elle divaguait complément et que sa pensée s’égarait dangereusement. Elle composa le numéro de son père. « Allo Papa, viens vite, ma pensée s’est encore égarée dangereusement ! » Rapidement, elle se fit vite une piqûre de morphine, mais soudain, elle se rendit compte qu’elle s’enfonçait littéralement dans des sables mouvants. Il vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.