Fafouette : quarante-sixième - Le Noël des bandits

Publié le par Jovialovitch

       Mes très chères ouailles, en ce jour si particulier de Noël, où nous baignons tous dans le bonheur familiale, je me devais de « jeter un pavé dans la marre », en affirmant avec emphase et violence ma haine profonde et sincère de cette infecte bombance du 25 décembre que je juge comme étant la plus méprisable de toutes les fêtes jamais inventé par l’humanité. Certes mon avis et tranché, mais il se fonde sur une solide réflexion dont voici les argument irréfutables… Tout d’abord, Noël est une fête chrétienne, ce qui suffit amplement à la rendre insupportable. On aurait pu en rester là, mais il a fallu que Noël s’américanise d’une façon stupéfiante, basculant dès lors dans une catégorie de fête dont la langue française n’a pas de mot assez fort pour exprimer la profonde médiocrité. Chrétienne et américaine en même temps : Noël, en plus d’être doublement détestable, est parfaitement contradictoire ; d’un côté des valeurs de pauvreté, de chasteté et d’auto-flagellations, de l’autre des rêves de nouveautés, de réussite sociale et de Broadway. Et en effet, cela se retrouve dans cette fête, qui oscille entre le Jésus dans la Crèche et la Père Noël dans la cheminée.

        Voilà je crois le nœud de cette fête. Son caractère religieux est dépassé par son intérêt commercial. Que croyez-vous ? Si le capitalisme l’a emporté sur le communisme, c’est évidement grâce à Noël ! En inventant le Père Noël, l’économie de marché a trouvé le moyen d’introduire la consommation dans le noyau le plus dur de la mythologie chrétienne ; et la piété spirituelle que les plus âgés portaient à la naissance du Messie a rejaillie sur l’exaltation des plus jeunes à l’égard de leurs cadeaux, créant ainsi une sorte de confusion terrifiante et sinistre, qui a débouché au fil des années sur l’avènement de la plus capitaliste de toutes les générations qui se sont succédées sur Terre : celle qui voit dans le produit acheté en grande surface ce que les plus anciennes voyait dans l’arrivé du sauveur de l’humanité ! Noël, en tant que parangon parfait de notre société, nous permet de voir la mue qu’opère actuellement le christianisme : si le divin enfant n’est plus notre idole, il a été remplacé par une autre invention : l’infect Père Noël. Avant : la sauveur de l’humanité, maintenant, celui qui va la couvrir de cadeaux. Ce n’est même pas un changement, mes chères pauvres ouailles : c’est une aggravation.

       En effet,  avec les chrétiens, on était condamné à être pauvre. Maintenant, nous devons êtres consommateurs. De plus, si Jésus Christ était un imposteur, au moins, il existait. Tandis que le Père Noël, non seulement, il n’existe pas, mais en plus, il est un imposteur. J’en veux pour preuve le fait qu’il a été inventé par une bande du publicitaires à la solde Coca-cola (ce qui fait frémir) et qu’il a odieusement chipé sa place à Saint-Nicolas (qui s’est reconvertit depuis en tant que Père Noël vert, je crois), qui est était lui aussi une véritable crapule, puisqu’il avait piqué leur job aux trois rois mages, en Galilée, qui au départ, sont ceux qui donnent des cadeaux à l’enfant Jésus, et qui n’en étaient pas moins louches, avec ce Chinois et ce Nègre notamment, qui n’hésitent pas à traverser les continent parce qu’une bonne étoile les attire vers une étable pourrie, où vient de naître la fils d’un charpentier, qui s’avérera être le plus grand imposteur de tous les temps, le plus grand (et non moins génial) bandit qui soit, puisqu’il a réussi à faire croire à la moitié de l’humanité qu’il était le fils de Dieu, ce qui n’était pas joué d’avance…

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Publié dans Fafouette enseigne

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