Top articles
-
Testament d'un égaré II
Lorsque Mathilde m’informait de son désir d’être mère, j’eu très peur. Je craignais que l’histoire ne se répète ; je ne voulais pas la perdre. Alors je refusais. Cela ne m’était pas très difficile : je n’arrivais plus à lui faire correctement l’amour....
-
Des humiliations narcissiques de l'humanité
En 1453, à Nuremberg, un astronome polonais nommé Nicolas Copernic publie, peu de temps avant ce qu’il conviendrait d’appeler sa mort, une œuvre magistrale intitulée : « Des révolutions des sphères célestes ». La théorie présentée dans ces pages cruciales...
-
Mes filles, Violante
Des éclairs noirs dans ces yeux arrimés l'affront dans ces lèvres sanglantes l'offense sous ces yeux maquillés et du venin dans sa bouche transpercente Un coup de griffe jaillit le sang et les pleurs une gifle, elle vous écorche le cœur Haïssable femme...
-
Journal du miroir de la salle de bain
Il se regarde, tout silencieux, vilain vaseux. Il me semble tout pouacre, mal rasé, perdu dans le sillage. Le voilà qui se mégotte le menton, un peu. Il se penche, s’approche ; et tire ses cernes vers le bas pour se regarder le dessous des yeux. Rien...
-
Erotisme Torride, deuxième coup
Résumé de l’épisode précédent : un dimanche matin, Lucien regarde son épouse Maryse préparer le repas de midi. Dans un foisonnement zolien de bectances en tous genre, celle-ci, illuminée par les limpidités printanières d’un soleil chaud et généreux, retrouve...
-
Louis Vidal, nous voilà ! - De Clovis à Sarkozy (9/10)
13. NEKUIA – 9/10 Mon Général... Louis Vidal, pauvre âme qui vécue sous le glas de la souffrance et de la déchirure ! Être qui ne pensa qu’aux travers des lames de l’hésitation. Homme d’honneur dont les choix engagèrent toujours plus que lui. Qu’il est...
-
Le très docte Eric Tourette (Chant XII)
Aïdigalayou avait donc quitté le vénérable Gilles Artigues, mais cependant il avait bien entendu la Volonté d'agir et cela le fit rire à nouveau : il riait de lui-même et cela le protégeait de l'échec. A quelques pas de là Aïdigalayou fit la rencontre...
-
Fafouette : trente-septième - Les Animaux
Il est de coutume en ce bas monde de comparer les choses célestes et métaphysiques à des maisons ; en voici l’illustration fameuse, avec la sublime maxime suivante : « Si le bonheur était une maison, alors la plus grande pièce serait la salle d’attente...
-
Journal d'un français dans le texte
La solitude, la solitude et l'isolement. Seul emprisonné parmi des étrangers, des étrangers que je ne connais pas, que je ne comprend pas car, en effet, ils ne parlent pas ma langue, je tente d'exister néanmoins. En vérité j'ignore si ce n'est pas moi...
-
Un destin : Gilles Artigues - L'affaire
Le destin de Gilles Artigues allait maintenant se gâter, et ce que l'on eût pris pour une ascension ne fût en fait qu'une déchéance, mais voilà que nous anticipons sur ce qui ensuite, advint. Après la rencontre qui mit face à face un homme sans expérience,...
-
Histoire de l'échec, Hector, héros de l'échec
Hector, héros de l'échec Au fond, rien de plus mystérieux et de plus complexe que cette « colère » d'Achille. On a pu parler d'orgueil afin de qualifier une telle attitude qui est quand même d'une haute singularité. Il eut été fort moins curieux d'avoir...
-
Le Bituron, mon Bituron (Chant XIV)
7. « En France, je me mis à écrire, et puis je venais habiter ici, avec ma femme que je rencontrais ici, aussi ; je n'avais jamais supporté l'idée du mariage et pourtant ça ne me faisait plus rien maintenant. J'étais prêt même à procréer, à fonder une...
-
Mes carpatistes (Chant X)
4. Aïdigalayou parlait à ses deux compagnons dans une langue qu'ils comprenaient si bien qu'ils trouvaient si belle, qu'ils en avaient des spasmes de bonheur ; c'est à croire qu'ils étaient Jovial. Mais Aïdigalayou n'avait pas terminé sa diatribe, et...
-
Celui qui passe à la télévision
Le philosophe qui passe à la télévision, il y passe le plus souvent au début de l’été. Après la première épreuve du bac, qui est celle de Philo. Il est invité pour expliquer ce qu’il fallait répondre au sujet de cette année ; alors on l’écoute, parce...
-
Louis Vidal, nous voilà ! - L'exil
5. …Et passant par Avignon, Louis Vidal quitta sa France, haletant et désemparé, comme hors de lui-même : il franchit les Alpes et la Lombardie, emporté au gré du courant, dans le lit du Pô, torrent de sa servitude ; il traversa la Toscane, et par un...
-
Philosophie de Robert A. I
Robert A. détestait la littérature de Sartre, et l'œuvre de Camus lui était peu sympathique. Au premier il reprochait ses récits nauséeux et son style « sale » dont il trouvait qu'il manquait d'élégance et de force. Robert A. eut été moins sévère sur...
-
Roland Barthes, fantasmatique
Alors qu'il s'éveillait fasciné par les rayons infinitésimales, pulvérulents et tisonnant du soleil, Roland Barthes sentait sur sa peau tiède, une chaleur treillissée et qui, gorgée de vitalité, se déposait sur sa peau lustrée. En cet instant, il songeait...
-
Vie de Robert A. II
Il est certain que Robert A. était un jeune garçon calme, fort sérieux, mais qui ne fut pas immédiatement porté à la réflexion. Il était extrêmement bavard, parfois violent, et attirait sur lui toute l'attention qu'il attendait. Cette sorte d'histrionisme...
-
Magical Mystery Tour
« Bon les copains, qu’est-ce qu’on fait ce soir ? » qu’il demande George. Les trois autres le regardent tout bizarres ; ils n’ont pas entendus. « Je dis… va falloir qu’on trouve quelque chose à faire ce soir, non ? » qu’il répète, George. John se lève....
-
Le Carpatisme - Nous, joueurs de flûte !
18. La vulgarité. A l'instar de la laideur, la vulgarité est parfaitement voulue. Aussi extravagant que cela puisse paraître, elle est même recherchée, exaltée, sanctifiée. Autrement dit, le vulgaire tire une certaine fierté de cette vulgarité qu'il ignore,...
-
Journal d'un esquimau dans la fournaise
Aujourd’hui est un jour dont je me souviendrai longtemps. Il y a des souvenirs qui sont tellement marquants, qui se gravent si profondément dans notre mémoire, qu’ils sont en quelques sortes comme ses baroques traînées d’urine jaunissantes que l’on trouve...
-
Par une douce après-midi du mois de mai
« Un soleil bien beurré rôtissait au ciel bleu » Le monde alors se barbouillait de chaud, d’ombellules sauvages, de mignons sautoirs et de feuilles lustrées et piquantes ; le vent soufflait son pollen gorgé de soleil sur le cadavre oublié de l’hiver ;...
-
Thierry Vaysse, Maestro de deux diva (Chant XVI)
1. La lutte fratricide que se livraient La Castelli et La Berezina avait pour conséquence ultime de hisser l'art de l'opéra à des sommets jusque là inégalés ; des moments de pure perfection étaient atteints au point que non seulement il eut été impossible...
-
Les Discours de Gilles Artigues (Chant XI)
12. « L'existence humaine serait donc comme la première lecture d'un livre difficile que l'on ne prend pas la peine de lire avec soin, préférant encore l'expédier pour s'en débarrasser, seulement, pour affirmer ensuite fièrement « je l'ai lu », tandis...
-
Louis Vidal, nous voilà ! - Le songe (1/2)
9. Emporté tout entier dans cette danse mystique, Louis Vidal n’avait pas épargné une seule goutte de son sang, et dans ses veines, il coulait maintenant un liquide en fusion, qui valsait de son cœur à ses membres avec une exaltation sulfurique. Il sentait...