Top articles
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Journal d'un pionnier de cire
Ma toute-aimée, ma chérie, mon amoureuse, à vrai dire, je l’ai rencontré au bruit : elle m’a séduit par les oreilles – je l’ai aimé rien qu’à l’entendre. Je me souviens qu’en ce temps-là, j’étais tout seul ; aussi, je ma baladais la nuit, comme pour noyer...
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Un destin : Gilles Artigues - Dans les arcanes du pouvoir
Comme il était le plus jeune député de la majorité, le président cru qu'il était de bon ton d'inviter à l'Élysée Gilles Artigues qui ne pouvait imaginer que tout irait si bien pour lui. Il fut je crois réellement stupéfait de cette invitation, mais il...
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Biturowski, 20 ans d'âge
De même que quiconque n’a jamais entendu la Neuvième symphonie, tout homme qui n’a pas vingt ans ne mérite pas de vivre. Car à l’orée de ce grand dédoublement qui célèbre le passage du cercle à la sphère, de la sphère à l’hémisphère, et de l’hémisphère...
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Louis II de Bavière (Acte IV)
ACTE IV IL BITURONO, SES FEMMES La scène est chez Il Biturono Scène de baisers IL BITURONO Je vous aimerais jusqu'après ma mort... SES FEMMES Allons, cessez de parler ! IL BITURONO Je vous promets la fusion de tous nos êtres... SES FEMMES Et que faites-vous...
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Louis Vidal, nous voilà ! - Le dilemme
6. L’éclat latin des zéniths aoûtiens avait laissé place aux langueurs vespérales des crépuscules de novembre, et l’ombre recouvrait désormais le Vatican. Nulle âme ne s’aventurait plus dans ces ruines fragiles et maudites où le baroque de jadis, en épousant...
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Mort d'un Comique
PERSONNAGES : La Mort, le Comique LE COMIQUE (riant) Ah ! Ah ! Ah ! Mais qui vois-je là-bas ? Cette silhouette sombre et sinistre qui s’avance ? Cette ombre immense et silencieuse ? Serait-ce bien elle ?!... LA MORT (surgissant) Oui, c’est bien moi !...
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Madame Chloé
Voilà dix années que je n'avais plus vu son visage solaire s'ébattre en des rires lustraux s'exfoliant dans les intermittences de ses joies chagrinées et rétractiles qui palpitaient-là comme de petites bêtes ; voilà dix années que je n'avais pas vu ce...
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Philosophie de Robert A. V
Robert A. avait-il véritablement connu le Jovial ? Était-il parvenu à penser le Jovial permanent ou cela devait-il rester transitoire, éphémère et en même temps comme quelque chose qui cesse et qui revient toujours, infiniment. En vérité, il y a deux...
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Louis Vidal, nous voilà ! - L'essor
2. La vie de Louis Vidal est certes un chant d’amour ; mais pas n’importe lequel. C’est un chant fait bien sûr de goût français : il est exquis, suave et élégant, léger comme une paupière d’enfant, d’une pureté de nacre, duveté comme de la soie, et parfumé...
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Fafouette : cinquante-septième - La victoire de Pierre Bourdieu
Mes très chères ouailles, c’est parce que je n’ignore pas qu’un lecteur averti en vaut deux, que je vous fais s’avoir dès cet incipit que la phrase qui va suivre est extrêmement longue et demande toute votre concentration. En effet, mes très chères ouailles,...
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Fafouette : cinquante-troisième - Les Tartufferies du Biopics
De toutes les figures de styles, l’accroche est sans doute la plus ingrate, et c’est d’ailleurs, croyez-le bien, avec honte et tristesse, que je commence mon texte par cette phrase lourde et tragique : Maurice Druon est mort. Hélas, cela est bien vrai...
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Les Carnets du dictateur, l'échec et les jours
8 de mars La mort de C. avait bouleversé toute la maison, et pendant quelques semaines je demeurais dans cette ambiance endeuillée et alanguie au point que j'étais maintenant presque de la famille, le substitut qui remplaçait symboliquement C. ; même...
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Fafouette : quarante-neuvième - De l'écrivaillon
Nous ne parlons que trop des Grands. Les génies, permettez-moi de le dire, cela suffit : parlons un peu des médiocres, que diable !... Ceux-là existent aussi, et nous devrions les mépriser au moins autant qu’on admire les grands. Adonc, nous parlerons...
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Etreinte à deux
Longtemps, il ne désira rien d’autre que des femmes en papier-glacé, sans pudeur et de basse vertu, avec des regards à faire fondre la neige et des jambes écartées. Dans les longues nuits d’hiver, il s’enfonçait avec débauche dans le stupre de sa propre...
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L'Entonnoir des Fous, ou la revanche de Ninette Riboulet
A l’orée du XXIIème siècle, dans une société trans-postmoderne en proie au doute et à l’hésitation, la plupart des plasticiens de l’art génératif ressentirent l’impérieuse nécessité d'opérer un dépassement transcendantal du synthétisme cinétique, dont...
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Journal d'un ethnologue de la subtilité
Mes travaux m'ont conduit à ce jour à un tel niveau de clarté et de distinction, que je me crois capable de livrer l'ensemble de toutes mes analyses en un volume tout à fait conséquent dont la folle ambition est de révolutionner l'ethnologie moderne,...
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Journal d'un en retard
Mes nuits sont courtes. Ce n’est pas que je me couche tard, c’est que j’ai du mal à m’endormir : je mets des heures à atteindre le sommeil, et celui-ci m’est épouvantablement léger. En somme, je suis un insomniaque. Cette nuit même, je m’ennuyais dans...
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La métamorphose de Thierry Vaysse
En ce temps-là, Thierry Vaysse n’était qu’un vulgaire chef d’orchestre de province : sans grâce, sans style, d’une gestuelle aussi nerveuse que maladroite. Il dirigeait avec acharnement et lassitude quelques-uns de ces orchestres amateurs abreuvés des...
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Journal d'un Cinéaste
Je viens de faire un étrange calcul. Stanley Kubrick a tourné dans sa vie mille cinq cents quatre-vingts deux minutes de films – soit un peu plus de 26 heures. Comme c’est étrange, « 26 heures ». Ce n’est presque rien. Un peu plus d’une journée. Un jour,...
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24 heures dans la vie d'un Pantagruel
La Bibliothèque Tout de vert accoutré, dans un couloir haut de plafond et orné de toute part, la voici qui s’approche, comme sortant tout droit de Pantarigouste ; il se tient tendu, serré, concentré sur ses pas – un portrait de Descartes trône à sa gauche....
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Louis Vidal, nous voilà ! - De Clovis à Sarkozy (10/10)
13. NEKUIA – 10/10 Nos gouvernements mélancoliques Et les larmes tombaient, comme des démissions ; empires et vases s’effondraient, et la France se faisait plus petite à chaque fois. Louis Vidal restait coi, happé de douleur et de tristesse. Ainsi, la...
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Journal d'un pianiste au bord du silence
Ainsi, je suis devant mon clavier. Et mon public. Il est nombreux ce soir. Quand je suis rentré sur scène, il a déversé sur moi un flot d’applaudissement profond et majestueux. Je l’ai salué, et je me suis assis, devant mon clavier ; là, un silence de...
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Cabiria, mon manège
Il y fait bien sombre, dans cette grande pièce, haute de plafond et large de ventre ; les murs semblent en bois – on distingue des planches, des clous, des rainures. Un silence vrombissant recouvre l’atmosphère bleutée et poussiéreuse ; pas un mouvement....
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Histoire de l'échec, Préface à la deuxième édition
Préface à la deuxième édition La tâche fort complexe que je m'assignais en m'engageant dans cette entreprise généalogique, ne fut en fait pour moi rien de plus que la conclusion naturelle d'un intérêt profond pour la chose de l'échec. C'est en effet fort...
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Signore, perché me ne rimuneri così ?
DRAME FAMILIAL Personnages : PAPA, MAMAN, LUCIANO Dans un salon cossu, à l’italienne. Phono. Portraits des compositeurs Giuseppe Verdi, Giacomo Puccini, Gioacchino Rossini ; des cantatrices Maria Callas, Liza Castelli, et Natalina Bérézina. PAPA et MAMAN...