Top articles
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Journal d'un ignominieux Pervers
Fouilla ! Quelle journée je viens de passer ! Ce fou furieux de collègue, aussi sympathique et admirable soit-il, à décidément une manie à travailler trop ! Je sais bien que c’est à la mode en ce moment de travailler plus, comme dirait Nicolas, mais enfin,...
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Journal d'un punk qui y voit flou
Etre punk, c’est pas simple. Surtout d’un point de vue capillaire. Mais faut ce qu’y faut. Et puis d’abord, si j’y verrai plus clair, je pourrai avoir plus fière allure. Mais voilà le hic : je vois flou. Et y’a pas à dire, être punk sans plus rien n’y...
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Le Premier Fumiste
C’est un fait, quand on est un homme politique qui fume, on a un problème tout à fait incompressible. Alors je vous vois venir, citoyen poujadiste qui ne saisit pas la chance qui est la sienne, mais je ne parle pas du problème qui consiste à voir un homme...
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La jeune fille au bonnet de nuit
Sous son bonnet de nuit Etait cachée la nuit : Des soleils obscurcis Des chutes d’eau transies Des crépuscules éblouis Des forêts préétablies Des torrents-symphonies Des pâturages infinis Et des glaciers affranchis Des prés fleuris Des pics inabolis Des...
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Phèdre (ou sur le gigot : le genre moral)
SOCRATE Phèdre, mon ami, où vas-tu, et d’où viens-tu ? PHEDRE Je viens, Socrate, de quitter Lysias, le fils de Céphale. Et je vais de ce pas me promener hors de ces murs. SOCRATE Phèdre, mon ami, tu as bien raison ! Car tu n’es pas sans savoir ce que...
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Les Carnets du dictateur, vingt-cinquièmes préludes
8 de février On entra dans ma chambre. Mon ministre de la guerre affichait une mine déconfite que mes conseillers partageaient complaisamment. « Eh bien messieurs ? » leur dis-je. Il finirent de s’approcher et conservaient un silence moribond. « Eh bien...
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Fafouette : Dix-neuvième - Le Merdisme
Reconnaissons-le : dans la blafarde misère artistico-intellectuelle de nos affligeants pseudo-artistes contemporains, il semble fort difficile aujourd’hui, de trouver le début d’un mouvement artistique digne de ce nom. Et pourtant… Bon, aucune école eurythmique...
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Les Carnets du dictateur, dix-huitièmes préludes
24 de novembre Monsieur le dictateur, monsieur le dictateur, réveillez-vous, vous avez oublié de prendre vos somnifères… C’est sur ces mots qu’on me réveillât. « Vous avez fait une crise de démence, monsieur le dictateur » qu’elle me dit. Voilà pas moins...
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7 - Son Cou
Je te vois, je te regarde, je t’observe. Ton cou, oblong et distendu comme un pont fluviale reliant tel un viaduc astral deux planètes suspendues à la verticale, est arrondi comme le ventre d’une femme récemment enceinte, et élancé comme une gerbe de...
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Un jour : Un festin
Ce fut le plus beau jour de sa vie. Ce fut cet instant qui changea son destin. Celui où il rencontra celle qui allait devenir quelque minutes plus tard, le femme de sa vie. Mais tout n’avait pas si bien commencer. Il été invité à un cocktail mondain mollement...
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La complainte de la fieffée obstruction
En des temps incertains, François Grabouilli vivait paisiblement dans une petite église qu’on pourrait allègrement qualifier de chapelle malgré sa taille moyenne qui pourrait facétieusement porter à confusion tout observateur non averti. A l’écart de...
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Il y a quelque chose de terrible en moi
En direct des Impromptus Littéraires Il y a quelque chose de terrible en moi… Je le crois, maintenant, ce sacré Rimbaud, quand il écrivait jadis, dans le brouillard froid de Charleville-Mézières : « Je est un autre »… Car en effet, mon JE est un autre,...
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Rencontre du deuxième type
Charly, c’est un bon gars. Bien sympathique, et tout…Il aime bien se balader dans la rue, quand ça lui chante. Là, il sifflote des chansons du passé. Il aime bien le passé, Charly. C’est un bon gars. Bien sympathique, et tout…Des fois, il s’en sort de...
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D'une Vie de Misère et d'une Mie de Viscère
C’est l’histoire d’un homme confronté à l’absurdité de sa condition, c’est l’histoire d’un homme qui sentira dans sa chaire poindre l’ignominieuse fatalité de son sort, l’innommable impudicité du monde, la terrifiante caducité de la société lugubre, la...
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Journal d'un exalté marxiste
Le Grand Soir n’est plus très loin ! Je le sens, il approche de jour en jour ! Ah ! Ils verront ces foutus capitalistes ! Oui ! Le Socialisme est inévitable ! Marx avait raison ! Qu’il soit béni et exonéré d’impôts pendant vingt décennies ! Il faut dire...
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Mozart est gai
Au milieu des cœurs aux chants cantiques, des violons et des altos aux crescendos lubriques, s’élevait dans les cimes argentées d’un opéra parisien le cri, doux et amer d’une chanteuse à la voie fébrile et puissante à la fois. C’était comme une lumière...
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Fafouette : première - La voyance
Bonjour, les aminches, je suis fafouette et on va bien s'amuser ! Voici mon premier exposé ! Bernard Flache, fait partie de ces individus mystérieux sur lesquels, la peur au ventre, les sourcils plissés, la voix tremblotante, le cœur palpitant, l’ont...
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Quand on est con, on est con
« Tuer tous les cons ! » Voici à quoi se résumait le programme et l’idée géniale de Michel Vrillon, candidat, pour la première fois par ailleurs, à l’élection présidentielle. Lorsqu’il présenta son ambition, pas moins de six mois avant la consultation...
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La ritournelle du kamikaze
Il pleut sur mes joues des encres diaphanes Les mélancolies la tristesse et la haine Ont formé sous mes yeux de longs traits éthanes Des coulés de suint aux contours indigènes Sous mes railleries trépignantes Sous mes sarcasmes cadavériques S’étiolent...
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Journal d’un radiateur hypocondriaque qui se meurt
Le déclin, l'ineffable déclin, l'imputrescible et l’ineffable déclin, le prescrit, l’imputrescible et l’ineffable déclin, le prescrit , l’imputrescible et l’ineffable déclin résolu ; je suis proche, de la fin, s’en est fini, je me meurt, je suis mort...
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Aux Confins du Blâme
Michel Brocart le dit depuis qu’il a entendu la voie de Barry White pour la première fois : seules les cuisses élancées d’une jeune femme efflanquée sont susceptibles de détournées de la télévision le regard fasciné d’un amateur de rugby lors de la finale...
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Fafouette : Treizième - Le Malheur
On s’habitue vite au malheur. C’est d’ailleurs pour ça que les gens le pratiquent souvent, bien qu’ils voudraient le contraire. Ces ingrats préfèrent en effet le bonheur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je leur rappelai la chose suivante : le...
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Journal d'un esprit vaguement dérangé
Nous sommes le 30 septembre 1888, et je crois, cher journal, que je me souviendrai longtemps de ce jour. C’est durant cette nuit là, et cela pour la quatrième fois de mon existence, que je sortais dans les rues brumeuses de Whitechapel, habillé de mon...
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La déroute des bougies éteintes
Sur les flancs abrupts d’une montagne en perdition vivait un homme qui avait subi le sadisme de la nature. Dans une sorte de petit renfoncement intérieur, suffisamment grande pour abriter un homme quoique il ne fallut point en exagérer la masse, errait...
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Le pragmatisme des vents du nord
La petite gueuse s’avançait dans une étroite ruelle peu profonde. Dans l’ombre que, de part et d’autre, d’imposant murs prescrivaient, un homme supportant tant bien que mal les injures du temps, demeurait figé derrière une feuille de chou point discernable....