La ritournelle du kamikaze
Il pleut sur mes joues des encres diaphanes
Les mélancolies la tristesse et la haine
Ont formé sous mes yeux de longs traits éthanes
Des coulés de suint aux contours indigènes
Sous mes railleries trépignantes
Sous mes sarcasmes cadavériques
S’étiolent des fièvres haletantes
Et des sérénités hémoglobiniques
En immanences démiurgiques
Je pleurs des eaux ivres et des amertumes trépassées
Je fuis les pléthores multi-sporadiques
Et m’éraille dans mes rails prisonniers
Malgré moi accroché à cette vie sybarite
A des nuits discourtoises
A de viles déités
Ma voilette dévoilée
En errements s’entrecroise
Et couvre mes plaies béantes et chavirées de dépressions chimériques
Et l’hémorragie de mes yeux
Le succube intérieur
Ce tourment arroseur
M’inonde les cieux
Kamikaze d’infortune
Derrière mes barreaux larmoyants
Suffoque désespéramment
Les cristallisations inopportunes
Ceinture de sorties sort de ton silence
En bacchanales artificielles
Que les ombres des encres s’ensanglantent
Et que les corps entrecoupés de mes victimes s’entremêlent
J’attends et je souffre
Pourquoi malchance suprême infernale vie
Attends-je et souffre-je
Pourquoi vis-je dans l’ironie
Je suis le kamikaze
Je suis un attentat
Je suis le kamikaze
Et qui pourtant n’explose pas !!!