Jour et nuit d'un Schopenhauer

Publié le par Jovialovitch


Des fumerolles gelées abandonnaient la plaine insomniaque

Le silence sous les volutes de fumées

Confondu au vent effarouché

Tanguait dans la stérilité et l’ammoniaque

 

Soudain au loin approchent des silhouettes débonnaires

A leurs pas mécaniques acariâtres et revêches

Gambadent d’immuables et d’humbles caniches

Guidés par leurs maîtres au faciès similaire

 

Mon Dieu quel horreur !

Une armée de Schopenhauer !

 

A la Lune qui les débine

Monteront sur la colline

Et dans les profondeurs de la terre

S’en iront, ces êtres atrabilaires

 

A l’aurore, fébrilement disparaîtrons

Peu à peu dans l’exil et la pitié

Dans l’ascétisme et la contemplation

Et dans le pessimisme bien aimé

 

Ne laissant que leurs laisses

L’un après l’autre retournera dans sa niche

Ne laissant que leurs laisses

Et leurs humbles caniches


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