Les rouflaquettes de Dionysos

Publié le par Jovialovitch

Sous un linceul amphigourique

S’avance une jambe nue, un pied léger

Serait-ce Dionysos le patenté ?!

Dieu des vignes, l’errant mystique

 

« Où sont passés vos pampres, vos lierres, vos lions

Où est donc ton spectre vermillon ?

Où sont vos satyres, vos Ménades, votre armée de soldats

Votre cortège, enfin, dites-le moi !

 

Ô mais que vois-je là sous votre voile

De ces extravagances marginales !

Ma parole divine, vous êtes gris !

Que signifient ces viles grivoiseries ?

 

Se sont-là vos rouflaquettes dites-vous !

Qui sur vos pales joues dépassent

Ma foi, vous ne manquez point d’audace !

Renégat d’esbroufe, fanfaron fou

 

Aller, fuyez-moi je vous abhorre

Ecoutez la plainte d’accroche-coeur :

 

Rasez-vous cela m’écœure

Arrachez-moi ces accroche-coeurs

Enfouissez cette vulgaire touffe

Et dans l’air jetez ce voile qui l’emmitoufle

 

Si vous ne m’entendez

Perdus seront vos rouflaquettes

Si vous ne m’écoutez

Oubliés seront vous et votre bistouquette »

 

Zeus.

 

Olympe, 2008

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L
Signé Zeus, je ne vais pas m'en remettre, excellent !
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C
Discourons en méthode : <br /> 1°) Grand merci pour le lien sur ce site ineffable.<br /> 2°) Plat accord sur les présentes considérations mythologico-capillaires.<br /> 3°) Revenant d'un petit tour à la gare chez Polly, à votre commentaire, n'ai qu'un mot à la touche (du clavier) : "moi de même".
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