Sigmund Freud à volonté !

Publié le par Jovialovitch

magfw5.jpg         Sublimant le corps humain par le simple fait de son existence, Marcel Calotte sait parler aux femmes… Aussi, leur parle-t-il souvent…ne serait-ce que pour demander sa route ou une petite cigarette. D’ailleurs, en général, elles la lui donnent, sa route, ou sa cigarette… Comme quoi, c’est bien vrai…qu’il sait parler leur causer, Marcel Calotte… Par contre, aux hommes, il n’y arrive pas… Ah ça ! Y’a pas moyens, il ne parvient pas à adresser la parole à un mec… Il fait comme qui dirait un blocage, une sorte d’allergie paralysante qui lui visse la glotte jusqu’aux amygdales dès qu’il est en face d’un individu aux attributs sexuels extérieurs et aux tétons superflus… c’est quand même incroyable… mais c’est vrai… 
        La vie de Marcel Calotte est donc un enfer… Car le fait de ne pas pouvoir parler à un mâle, ni de pouvoir répondre à l’innocente question de l’un d’entre eux, implique qu’il ne peut causer qu’avec une moitié de l’humanité, ce qui est fort désappointant (et cela même s’il s’agit de la plus belle moitié)…. Marcel, qui est un homme remplit tout plein de testostérone, aime bien sûr le sport, la politique, les automobiles, et à moins de parler à une dame aux attributs plus bovins qu’humains, il est bien rare d’en trouver une qui s’intéresse un tant soit peu au classement de la ligue 1 ou à la gueule de la la dernière bagnole… Et ça, c’est  insupportable…
       Alors Marcel Calotte a décidé de se faire soigner… Parce que ça ne peux plus continuer comme ça… y’a sûrement un tas de gars qui doivent avoir des discussions vachement intéressantes… et par ailleurs, ne pas pouvoir converser avec son père ou son patron, c’est assez déconcertant dans la vie de l’homme moderne (surtout avec son patron)… il a donc trouver un psychologue (femme) et nous a pondu une bonne et pure cure analytique de quelques longs mois d’auto-observation intensive… il est ressortit de ce déballage intempestive de souvenirs larmoyants et lointains, que Marcel Calotte était un homosexuel refoulé
      Inhibant son désir pour les mâles, il transforma sa tendance homosexuelle en une peur panique pour tout objet pourvus d’une belle paire d’aumônières bistrées dedans son slip kangourou… Marcel en fut tout retourné… et il dit qu’il n’avait franchement aucun désir pour les hommes, et qu’il était violemment hétérosexuel… la psychologue prit acte : le traitement recommença… Cette fois, il ressortit qu’il était atteint du complexe d’Œdipe… amoureux de sa mère et détestant son père, il avait sacralisé la femme au point d’avoir peur de parler aux hommes, et par ailleurs, avait refoulé sa haine des mâles pour la transformer en un sentiment plus moral, la crainte...
       La psychologue lui fit comprendre que de toute façon, il était un pervers refoulant des pensée si malsaines que sa conscience ne pouvait pas les supporter : « alors pédé ou incestueux », comme elle disait, ça ne changeait rien au problème : « Vous n’êtes qu’un vicieux, monsieur Calotte ! » Depuis ce jour, Marcel Calotte ne parle plus aux femmes non plus…

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Publié dans Nouvelles enivrées

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L
tu les sors d'où toutes ces idées ?
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