Journal d’un Nouveau-né au bord de la crise de nerfs

Publié le par Jovialovitch

il.png        Sommes-nous encore en République ! La question est légitime après ce que je viens de vivre ! Un scandale ! J’espère qu’une enquête déterminera les responsabilités dans cette affaire ! Un odieux scandale ! Ignoble ! C'est une affaire pour la justice !  Non mais où allons-nous à cette allure ? Attendez un peu que je vous racontes :  j’étais tranquillement en train de dormir dans mon placenta, où je me trouvai fort aise, bien qu’un peu à l’étroit ces derniers temps.... 
       Soudain, par je ne sais quel étrange phénomène, je me retrouvai à l’envers, pris dans le feu et la fureur de soubresauts imprévisibles : j’en étais les "bas en haut" ! Mon état d’effarement était alors à son paroxysme, mais le pire était encore à venir : tout autour de moi se mit à rapetisser ! Les choses devenaient de plus en plus étroites, j’étouffai et je ne voyais aucune issue ! Bon dieu, on allait m’écraser vulgairement ! J’allai être pressé comme la plus insignifiante des particules élémentaires ! Il fallait que je sorte, que je trouve comme une sortie, un endroit où me cacher ! Je me débattais tant bien que mal ! Et c’est là que mon eau, si chaude, si pure, si protectrice s’en allait ! Je sentais que mes pieds n’étaient plus dans la flotte, j’avais froid ! J’allai mourir ! Le niveau de la baille continuait de diminuer ! Tout se vidait ! Il me fallait fuir ! Une issue ! Mon royaume pour une issue ! 
       Et là, justement, je senti comme une brèche s’ouvrir au loin, j’aperçu comme l’ouverture qui allait me sauver, je contemplai ma délivrance se débrider devant moi ! Une immense lumière en est sortit...elle se jeta sur moi, cette lumière, elle m’éblouit violemment...je n’y voyais que dalle tellement c’était clair, je me sentais aspiré...comme par un vent fatal et terrifiant, comme un homme porté vers le ciel, comme une femme catapultée vers un infernal paradis...je ne percevais plus que le blanc divin d’un événement décisif...une musique aigüe qui m’explosait dans les narines...un souffle chaud qui me rentrait dans les achoppes et la chair rutilante, en brûlant sur son passage tout ce qui se trouvait dans ma carcasse branlante...je n’en pouvais plus...je braillais de douleur...AAAAh...je distinguais autour de moi des anges en blanc et en vert fluo, avec des masques et des lunettes...j’beuglais bien fort, dans le sang et dans le froid...AAAh !...je mourrai...j’en crevai comme un porc qu’on égorge en place publique...je souffrais le martyr dans ce souffle puissant de mort et de violence...voilà qu'on me prend par les panards...on me tient la tête en bas...ma bouillotte est prête à exploser...mon cœur bat la chamade...ma gorge prend feu...Au secours, ma gorge flambe ! Je leur bramai cela : ils ne me comprennent pas et en guise de réponse, ils me foutent une immense raclée...Aïe !...ils me fendent le cul en deux les ordures...et ils me posent sur une femme ignoble de sueurs qui se marre...AAAh !...et toutes les autres personnes dans la pièce se foutent impunément de ma gueule! Ordures ! Ignobles Ordures ! Je me vengerai un jour...Riez ! Riez ! Ordures ! Rira bien qui rira bien le dernier !..Je me vengerai...

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Publié dans Journaux intimes

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C
je me suis inscris a ta newletter
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J
Bravo !
P
Ce rejeton sur la photo, a la langue trop longue! j'aime pô!
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P
Et depuis tu n'arrête plus de brailler! <br /> Nos pères étaient des barbares à l'exception des civilisations plus respectueuses.
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P
MOOOOOOOOOORTE DE RIRE
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