A la recherche du Livre de Chevet qu'il est perdu

Publié le par Lukaleo

recherche.jpg     Pierrot Duvet vient de perdre son livre de chevet. Alors, pour le retrouver, il se met à faire l’action dont l’idée dominante est celle de tentative dont le résultat n’est pas acquis d’avance, et qui se trouve être fort bien exprimer par le verbe transitif du second groupe : « chercher ». Il tenta de reconnaître par le sens de la vue, c’est-à-dire de regarder, sous son meuble composé principalement d'un cadre rigide de métal ou de bois supportant des parties souples (sommier, matelas) et garni de draps, de couvertures ou d'autres pièces protégeant du froid, sur lequel on s'étend, principalement pour dormir, se reposer, et qui n’est autre que son lit. Puis, il chercha dans différente salles de son local d'habitation d'un certain confort, composé d'un ensemble de pièces de diverses grandeurs réservées à différents usages (cuisine, salle de bains, salon, chambre, etc.) et situé dans un immeuble comprenant un ou plusieurs de ces locaux par étage, et qu’il nomme lui-même appartement. Il chercha dans l’endroit destiné à la préparation des aliments, dans le passage qui met en communication plusieurs salles ou qui leur sert de dégagement, dans la pièce aménagée avec un soin particulier où l'on reçoit les visiteurs et où l'on se réunit en famille et entre amis et même dans ce cloître retiré destiné à la satisfaction des besoins naturels.

     Mais diantre, il ne trouvait rien ! Pierrot Duvet commençai donc à mettre en oeuvre sa conscience, à penser comme dirait le commun des mortels, qu’il ne retrouverait jamais son livre de chevet. La question à résoudre par des méthodes rationnelles ou scientifiques qui se présentait à lui, c’est-à-dire le problème, c’est qu’il avait pour ce livre une attirance, affective ou physique, qu'en raison d'une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu'il cherche à s'unir par un lien généralement étroit : il l’aimait ! Et le fait de l’avoir lamentablement perdu le plongeait dans un profond sentiment de désarroi, qu’on appelle aussi la tristesse.

       Aujourd’hui, quand Pierrot Duvet repense à ces évènements, il rigole de bon cœur, car on fond, c’était un mal pour un bien : ce livre de chevet lui pourrissait la vie, le rendait associable et exclu de ses semblables ! D’un autre côté, quelle idée de lire tous les soirs un dictionnaire !

Publicité

Publié dans Nouvelles enivrées

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article