Fafouette : cinquième - Entretien avec Mozart

Bonjour à toutes et à tous, et puis surtout bienvenue à toutes et à tous, pour ce cinquième cour, magistral dans les deux sens du terme, de moi-même : Fafouette. Nous recevons aujourd’hui un individu qui fait partie de ceux dont nous avons tous entendu parler au moins un fois dans nos misérables vies, mornes et fadasses comme un poire pas mûre. Les plus avertis d’entres vous l’aurons compris, il s’agit du compositeur autrichien Wolfgang Amadeus Mozart. Tout d’abord, monsieur Mozart, merci d’être venu nous rendre visite, ça fait toujours plaisir !
« Mais c’est tout naturel ! » Oh non vous savez, certain ne l’aurez pas fait : tenez, par exemple Beethoven, ça fait des plombes qu’on essaye de le contacter, et il refuse obstinément de venir ! « Ca ne m’étonne pas de lui, c’est un incorrigible bougon ! » Bref, au lieu de faire des ragots, passons au choses sérieuses : quel genre de musique écoutez-vous ? « Oh, vous savez, je suis resté assez simple au fond ! J’aime tout ce qui est assez subversif comme le Rock’n’roll des années soixante, version outre-manche, ou plus récemment des choses comme Alain Souchon ! » Vous aimez Alain Souchon ? Ah ! Il sera heureux de l’apprendre ! Mais quand vous dites que vous aimez le subversif, est-ce que vous aimez le rap ? « Non, attendez, je vous rappelle simplement que vous vous adressez à Mozart, c’est-à-dire au plus pur génie musical que la terre est jamais portée ! » Oui, pardon, je retire ma question. Question bouffe, est-ce que vous aimez le hachis Parmentier ? « Je dois reconnaître que j’aime bien ça, même si j’ai une nette préférence pour le gratin d’aubergine. » Hum, dans ce cas je suppose que vous adorez les tomates farcies ? « Je vais vous surprendre, mais non, les tomates me donnent parfois des vomissements insupportables. » En voilà une bien bonne ! « N’est-ce pas ? »
Sinon, politiquement parlant, vous seriez plus de gauche ou de droite ? « Pour vous dire la vérité, ces questions me passent au-dessus ! Vous savez, quand on a acquis une postérité éternelle et que son nom est à jamais gravé dans l’alabastrite de la postérité, vous en avez un peu rien à foutre ! » J’imagine en effet. Monsieur Mozart, on a coutume de dire que vous personnifiez la possibilité de la perfection humaine, que vous êtes le summum de la création artistique de l’humanité depuis l’aube des temps, que votre musique est la chose la plus brillante qu’un cerveau humain n’est jamais imaginé, n’est-ce pas un peu lourd à porter ? « C’est vrai que des fois, quand on se regarde dans la glace, on se demande un peu pourquoi est-ce que tant de génie vous est tombé sur la gueule ! On a parfois un peu mal aux épaules, c’est lourd à porter, vous comprenez ! » Cependant, est-ce que vous payez vos impôts ? « Oui, bien sûr, même l’ISF, que je paye ! » Et vous ne vous exilez pas comme les autres musiciens ? « Non, puisque de toutes façons, tous les cinquante ans, on fête dans le monde entier des années Mozart, qui me rapportent un pognon fou, donc je m’en branle ! » Vous allez fêter votre deux cent cinquante et unième anniversaires l’année prochaine, pourquoi une telle longévité ? « Quand vous avez mon génie, vous devenez forcément…immortel ! »
Conclusion : Finalement ce Mozart, il est très sympathique, c’est un mec comme vous est moi, qui malgré qu’il soit l’un des individus les adorés du monde, n’en est pas moins très modeste. Pour dire, il a même acceptés de me dédicacer son dernier album Mozart, ses 100 chefs-d’œuvre. Il a dit que le titre était un peu restrictif, puisqu’en 35 ans de vie, il avait composé bien plus que 100 chefs-d’œuvre, mais bon, il a signé quand même. Faudrait en parler à Ludwig Van, des mecs comme ça, ça ne lui ferait que du bien à l’autre révolutionnaire !