Fafouette : quatrième - Les bobos

Publié le par Lukaleo

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          Aujourd’hui, que diantre, étudions la bohème, voulez-vous. La bohème, c’est comme une fraîche feuille de peuplier au début du printemps : c’est joli, et Mélodie Nelson, est précisément une bohémienne. Or, je sens pointer sur vos puériles lèvres une question aussi cornélienne que moliéresque : « c’est quoi dont le bohème ? » Ah, il est frai, ou plut vrai, que l’on parle ici d’un temps que les moins de vingt ne peuvent pas connaître, ce qui est d’ailleurs rassurant dans la mesure où vous en avez plus. Eh bien la bohème, ce n’est pas pourtant compliqué c’est cette façon de vivre au jour le jour avec la plus totale insouciance. Les plus intelligents d’entre vous penserons que je ne suis qu’un imbécile au accents fascistes que l’on ferait bien d’enfermer au plus vite pour l’oubli intolérable que je viens de faire dans cette définition qui se retrouve du même coups d’une accablante médiocrité.

     En effet, normalement, les gens qui choisissent la bohème, vivent, certes au jour le jour et dans l’insouciance la plus totale, mais aussi dans la misère la plus noire. Eh je vous répondrai que vous n’êtes qu’une bande de dangereux réactionnaires passéistes à l’effarent conservatisme ! Car en effet, il y a longtemps que ceux qui vivent dans la bohème ne sont plus dans la misère ! Ah ! Vous êtes aussi nuls en rhétorique qu’une loutre droguée au silicone ! Il faut vivre avec son temps, et savoir que aujourd’hui, ce sont les riches, qui vivent au jour le jour et dans la plus totale insouciance.

     Et c’est justement le cas de Mélodie Nelson. Bonjour Mélodie, venez donc à côté de moi, n’ayez pas peur. Voilà, restez debout, bien droite, devant tout le monde, comme ceci. C’est cela même…non, ne lisez pas maintenant le dernier Benacquista maintenant. Merci ! Alors, chers élèves, observons donc cet individu de sexe féminin, d’un peu plus d vingt ans : Mélodie Nelson, et qui fait partie de ces Bohèmes riches, qu’on appelle vulgairement les Bobos.

     Nous observons d’abord au niveau de la coiffure une anomalie particulièrement voyante et déplaisante, un amas peu ragoûtant de longs cheveux terreux liées entre eux par des tresses trempés ensuite dans une sorte de terre cuite boueuse : bref une coiffe à l’africaine, surmontée d’une sorte de bob aux couleurs de l’Éthiopie et du pire effet. Mélodie Nelson, je ne vous permet pas de m’interrompre. Continuons. Sur la figure, qui n’est pourtant pas trop vilaine, une paire de lunettes énorme, qui donne au visage une allure de mouche aux joues presbytes, ce qui est peu courant. Pour le reste, un très léger maquillage, et des boucles d’oreilles de trente kilos et d’un demi mètre, rien de bien folliculeux, donc.

     Maintenant Mélodie, taisez-vous donc, que je puisse accomplir mon cours magistral tranquillement, que diable. Au niveau du corps, vers la poitrine, très appétissante par ailleurs, une sort de T-short multicolore et souiller d’inscriptions gauchistes, et qui pendouille comme le collier en pattes qui le recouvre en quelque endroits de votre anatomie, qui me laisse pantois d’admiration. Quoi ? Mais c’est un compliment, ne le prenez pas mal, cher Mélodie. Vos avant bras sont recouverts d’une multitude de bracelets, au tintements incessants et insupportable, qui ne font que précédez qu’une multitude de bagues grossières au bouts de vos doigts, d’une pureté enfantine ! Mais enfin, vous allez vous taire à la fin ! Vous êtes dans une université !

     Encore plus bas, hum, un pantalon déchiré de toutes parts, délavé devant et derrière, laisser moi d’ailleurs examiner le derrière…. Mais enfin mademoiselle Nelson, maîtrisez-vous ! Comment cela, je vous tripote, mais c’est faux ! Attendez…eh ! Ouais c’est ça, tires-toi, sales bourgeoise enfarinées ! Retourne vite dans ton quartier rupin de la rive gauche t’agenouiller devant le portrait de Che Guevara ! Eh pis t’iras t’inscrire au mouvement démocrate, va donc, eh patate !

      Conclusion : ah, le conformisme effarent de ces rentiers qui ne savent plus quoi faire de leur pognon et qui font mine de se révolter contre la société pour se donner bonne conscience est consternant ! C’est bien simple : je les déteste ! Allez, chers élèves, lapidez moi donc cette écologiste de pacotille qui regarde TF1 à longueur de journée ! La bobo, elle l’aura dans le baba !

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Publié dans Fafouette enseigne

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