Vers la Tentation de l’abstinence ?
Maurice Kaput, il faut bien le noter tout de suite, se distinguait absolument du reste des menus caméramans... Sa différence, sa suprême supériorité, c’est qu’autant il filmait de la même façon que n’importe lequel de ses cafouilleux collègues, autant il ne filmait pas la même chose…Pour Maurice Kaput : que du cul, du nœud, du croupion, de la vulgaire bourbouille, de la baise obscène, du fruste pelotage, parfaitement gras, bien crade et joliment salopé…avec du nichon menu-menu, du tortillage bien frétillant, du frou-frou plein les dents, du poil visqueux et de la sauce stridente…Le voilà son métier à Maurice Kaput, filmer la fornication brut de décoffrage...sans en profiter.
Et c'est là son drame ! La dernière fois, il était en studio, pour un tournage. La fille s’approche doucement, bien jolie, bien attirante, très affriolante, tout à fait affolante même…Il fait son boulot, il se tient tranquille, professionnel…mais avec le slip prêt à craquer. La donzelle fort ragoûtante se déshabille, lentement…comme un arbre avant l’automne…strip-tease à la française…bon dieu, qu’elle est jeune, bon dieu qu’elle est belle …on la mangerait toute crue…Elle glousse…elle exhale tout un tas de petit hoquets…elle regarde la caméra, elle lui fait des gestes…Maurice croit que c’est pour lui…mais c’est pour le spectateur…il pense qu'elle lui fait des avances…Il se trompe...
La voilà toute nue…elle écarte les guibolles…elle lui montre tout l’attirail…prête à se faire emmancher violemment…comme elle est charnelle, la jouvencelle…tout est si désirable… le visage, les miches, les cuisses, les lèvres…la tentation est si forte…elle a l’air si consentant…si compréhensif…elle est en manque presque…elle s’en dandine le troufignard…Et là, y’a l’acteur qui arrive…l’étalon à poil…au garrot…Maurice, il en est affligé….il va se la faire piquer…il va devoir continuer à filmer…sans rien faire : le supplice ! L’infâme labourage commence...sans lui...et ça lime…et ça-va-ça-vient…et ça requinque en carambolages rénaux monumentaux…en vaches coups de trempe qui n’en finissent plus…elle en est toute secouée la fille, mais elle perd pas le nord, et pique des coups d’œil aguicheurs à Maurice, comme une invitation…mais il peut rien faire…à part son zoom lamentable…condamné à regarder, impuissant à ne rien faire…à même pas un mètre !..Et puis ça dure…le bonhomme retape dedans la louche, devant et derrière, il lacère le flanc, il écorche la gelée, il y rajoute les doigts, il se l’empale, la lolita…et elle qui l’implore…qui fait des appels à la caméra…et Maurice qui souffre…qui voudrait participer...y mettre un peu du sien...
Oh !..ça change : la fillette agenouillée, elle engloutit toute l’artillerie, elle y pompe le gland, elle absorbe la barre…l’acteur n’y tient plus…il se prend la biroute à pleine main…c’est ici que va se jouer la partie décisive…le grand instant de la scène…Maurice le comprend…il se positionne près, bien comme il faut….le mec continue de se la branlocher…la fille est juste en dessous…elle attend la bouche ouverte que la sauce vinegrette lui gicle à la figure...le monstre accélère la cadence...Il râle, ça ne tardera plus...la moutarde monte…monte…la fille tire la langue, elle attend plus que ça….elle devient folle, ça dure…Maurice en tremble presque…et là paf ! L’aboutissement à lieu ! La giclée explose, emportée, jouissive...Mais elle ne retombe pas dans le gosier de l’actrice ! Elle a déviée : Maurice Kaput se la prend en pleine figure ! Flac ! Il se tarte tout l’enduit dans les châsses…Plouf !…il est visqueux jusqu’aux sourcils…Il hurle son dégoût…l’acteur s’excuse…la fille se marre…On vient l’essuyer…la scène est ratée…Ce soir, sa femme lui demandera comment s’est passée sa journée…Il répondra : « la routine »…