Fafouette : huitième - Le Tueur en série
"La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne.…et personne ne sait pourquoi !" Ce sont sur ces mots sublimes du grand Einstein que je vais commencer ce huitième court magistral, en partant du fait qu’on ne peux pas parler de quelque chose qu’on en connaît pas, ce qui n’a pas un rapport évident avec la citation précédente mais enfin tant pis. Nous allons aujourd’hui parler d’un sujet fort passionnant, que l’on traite avec une peur dont la couleur bleutée n’a d’égale que les tremblements qui envahissent nos voies quand nous prononçons le mot qui en est la définition même : serial-killer. Serial-killer, mot barbare de l’infâme langue anglaise, qui veut dire dans notre langue moliéresque : tueur en série.
Suivant les conseil d’Einstein, de Léonard de Vinci et d’Ignace de Loyola, j’ai donc invité, non pas un énième spécialiste de ce genre de danger public, détraqué mentaux et sexuel, non, j’en ai invité un ! Bonjour, vous vous appelez Robert Michel, et vous êtes un comminatoire psychopathe tueur en série ? « Oui, c’est ça, je suis un danger public détraqué mental et sexuel, comme vous l’avez si brillamment dit dans votre excellent exposé introductif » Oh, cher monsieur Michel, ne sentirai-je pas une pointe d’ironie dans cette approbation si amicale qu’elle me parvient caricaturale ? « De l’ironie dites-vous ? Non, tout au plus une antipathie inassouvi à votre égard ! » Ah ! Ah ! Je vois ! Et bien passons cela. Euh, voudriez-vous vous présenter à mes élèves cher monsieur Michel ? « Avec le plus grand plaisir. Alors je suis un homme de quarante ans, je n’ai pas de travail, et j’habite à Paris. Je suis marié avec une femme que je ne peux littéralement pas encadrer, mais avec qui je n’ai pas d’enfants. Il m’arrive régulièrement de sortir de chez moi, d’aller dans des endroits isolés de la campagne et de tuer des personnes esseulées, principalement des femmes » Pourquoi principalement des femmes ? « Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je pense que ça un étrange rapport avec ma mère. Et puis en règle général, je considère qua le femme porte en elle tous le malheurs du monde » Très bien, combien avez-vous commis de crime ? « Pas tant que ça, après tout seulement une dizaine » Avec à chaque fois le même mode opératoire ? « Exactement : il s’agit pour moi de tuer avec un couteau, et de faire en sorte que la victime soit vivante le plus longtemps possibles, afin que je puisse avoir l’ultime jouissance d’être le maître, de décider si mon martyr continue de vivre encore quelques instants, ou si son heure est définitivement venue ! » L’idée de domination est donc présente dans vos crimes, mais dites-moi, quel est le degré d’horreur de vos méfaits ? « D’abord je ne vous permettrai pas de jugez si mes actes sont des méfaits ou non, c’est une affaire qui concerne la justice. Ensuite, je décapite, je mutile le visage, j’égorge, j’éventre, et je déchiquette tout avec une violence sanguinolente. » Quels sont vos rapports avec la police ? « Naturellement je fais tout pour ne pas me faire coincer, cela dit, je ne dépasse jamais les limitations de vitesse, et je crois qu’un tel civisme se doit d’être souligné ! » En effet, nous somme bien rare dans ce cas, et ce respect des lois vous honore ! Une dernière question et nous vous laisserons tranquilles avec nos plus vifs remerciements, quel est votre tueur en série favori? « Jack l’éventreur, bien évidemment : il est le père de tous les tueurs en série. Son personnage à une dimension historique, dramatique, énigmatique, qui font de lui non seulement le plus célèbre, mais aussi le plus grands des tuer en série ! » Et bien merci, Robert Michel pour cet agréable demonstrandum de votre gentillesse et courtoisie ! « C‘est moi qui vous remercie ! »
Conclusion : La vérité sur les tueurs en série ? C’est bien simple, ce sont des individus très sympathiques sur lesquels ont porte tous les malheurs du monde. Le cas de Robert Michel n’est pas isolé, et il nous fait comprendre que la police ferait mieux de concentrer ses efforts à coincer ceux qui roulent inconsciemment vite sur la route en tuant des innocents, plutôt que d’embêter d’honnêtes gens qui assouvissent par leurs crimes passagers un plaisir solitaire que l’on peut tous aisément comprendre ! Ah ! Mais que vois-je ! Charlie, allez vite rapportez à monsieur Michel son scalpel, il l’a oublié en partant !