Journal d'un Explorateur introverti

Publié le par Lukaleo

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      Pouah ! Le chef, il a beau dire ce qu’il veut, mon métier, il est à chier, un point c’est tout ! Rien qu’aujourd’hui, bon, comme tous les matins du monde, j’arrive au bureau, je monte dans ma bagnole, et je choisi une destination au hasard. Bon ben il se trouve qu’aujourd’hui j’avais choisi un petit coin perdu, au sud. Bon j’y fonce. Comme d’habitude, je me suis fait chier dans les embouteillages, et puis, après quelques deux ou trois heures de route, j’arrive à destination : je me pose, mais alors vraiment comme une merde. Et je sors. Bon alors, je sais pas franchement où je suis tombé, ni où les habitants de cet endroit en étaient au niveau du développement intellectuel, mais j’avais la légère impression d’être tombé dans un monde où la civilisation n‘avait pas encore accompli son œuvre. Moi, a vrai dire, je m’attendais à deux réactions possibles : soit ils se jetaient tous sur moi en hurlant de joie, soit ils décidaient d’un commun accord de m’exterminer sauvagement. En général, c’est toujours soit l’un soit l’autre. Eh ben là, il sont tous partis en courant. J’avais donc affaire à des fuyards, des veules, des lâches, des minables qui n’avaient pas le courage de me recevoir dignement ou de m’envoyez des caillou sur la gueule.

      Je tentai de me faire comprendre, je leur expliquai ma situation, je leur clamais haut et fort que je venais en paix, penses-tu, ils pleuraient tous en tremblant. Au bout d’un quart d’heure, je ne voyais plus personne, et dans la seconde qui a suivi, qu’est-ce que je vois ? Des espèces de petites soucoupes foireuses qui arrivaient dans le ciel. Plein de mecs ridicules habillés avec des espèces de combinaisons blanchâtres coiffées de masques en verres. Ils construisirent une petite barrière autour de moi. Partout je ne voyais que de ces soucoupes bizarres, avec des animaux poilus qui poussaient des cris roques. Ils faisaient exprès de répandre une sorte de brouillard à l’odeur âcre et insupportable, j’entendais des sirènes partout autour de moi, des soucoupes à quatre roues roulaient de partout, je ne comprenais strictement rien au chambardement qui se déroulait, et tandis que je commençai à me poser de sérieuses questions, je voyais sortir de la brume compact qui m’entourait, un homme, en costume, qui se présenta en tremblant de toute part, et qui en esquissant un sourire craintif, me dit avec des gouttes de sueur sur le front qu’il était le chef de ceux qui habitaient ici. Je le saluait, et il semblait très soulagé.

        Seulement voilà, il n’y avait rien à faire ici : ils n’étaient pas près, ce n’étaient encore qu’une bande de peureux aussi effarouchés que les martiens en leurs temps, pour rester dans le même coin de l’univers. Peut-être que dans deux ou trois millénaire ces individus bizarres, les Hommes, seront près, soit à devenir nos copains, soit à nous faire la guerre. Mais en attendant, ils ne valent rien. Alors j’ai fait mon rapport, et je concluais en disant que sur cette planète « TERRE », aucune civilisation n’était susceptible de commercer avec nous. Et mon chef qui me demande lorsque je lui rend mon rapport : « Alors c’était comment las-bas ? » S’il s’avait !

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Publié dans Journaux intimes

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G
Celui ci je l'aime bien ! Il est très.. joyeux on va dire =)
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