Main droite et Entrecuisse

Publié le par Lukaleo

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     Etendue sur le lit, telle un archange maudit, elle possède toute la grâce féline que peut avoir créature féminine. Dans la plus totale nudité, excepté quelques hardes qui suggéraient plus que ne cachaient, elle arborait avec bestialité ses flancs flamboyants, les cuisses espacés sur ses étoffes lactescentes. D’un geste succulent, elle descend lentement sa main pour que tous les endroits ardents de son corps chancelant puissent profiter promptement de l’agilité de ses doigts frémissants. Dès lors, elle effleure sa flore humide de l’entrecuisse, et d’un zeste timide la caresse, pour que puisse monter en elle le plaisir charnel d’une sensualité corporelle. Se mordant la lèvre inférieure, poussant un suave gémissement, fermant ses yeux aguicheurs, et frôlant ses tétons durcissants, elle sentait dans les rouages juvéniles de son corps de jeune fille crépiter l’érotique exultation solitaire de sa triste condition de célibataire.

     Tout s’accélère, et sans complexe, son index s’enfouit dans son orifice perplexe, dont les lèvres écartées étaient atteintes d’une étrange fièvre excitée. Avec frénésie, elle crie « Oui ! », et avec bonheur, elle s’enfonce le majeur. Plus vite encore, son chétif corps est prit de convulsions : elle se secoue sans précautions et respire à pleins poumons, puis d’un asservissement pervers, s’y engloutit l’annulaire. Il ne manque alors plus que l’auriculaire pour que sa main droite toute entière ne soit dissimulée dans ce que Gustave Courbet  surnommait, non pas l’immonde, mais bien « L’origine du Monde ». Ce fut d’ailleurs rapidement chose faite, et tous ses sens furent subitement en fête, son corps subissant de plein fouet une totale excitabilité.

     Rarement pour elle tel coït ne fut atteint,  croyant voir en ces rumeurs de liesse physique un mythe féminin. Mais il n’en était rien. Eh pour quelque seconde inoubliables, à l’intensité considérable, elle pu, criante, chanter sa zone virtuose, digne du téléphone rose. Cet instant de plaisir épicurien restera pour toujours graver dans ses souvenirs anciens. Moment intense d’une féminité au paroxysme de sa chaleur, instant dense d’une félicité au comble de son ardeur pour une futur dame de fer qui bientôt n’arborera sans peur plus que ses couilles : Margaret Tchatcher.    

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Publié dans Nouvelles enivrées

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