Quand la tendresse s'en va toute seule

Publié le par Jovialovitch


 

        Et soudain la voici !... l’immense actrice, la sublime créature : la « Divine » !... Elsa Renn – la plus grande actrice pornographique de tous les temps, trônant lascivement dans l’azur rosacé d’une beauté au sommet de sa puissance. Elle s’avance avec grâce, toute auréolée de gloire, mordillant sa lèvre inférieur, enivrée déjà de ce plaisir intense qu’elle sait ne plus tarder… Nous sommes alors dans sa fameuse Période Rose, juste avant la Maturité, en ces temps de splendeur et de réussite où elle tournait entre trois et cinq films par semaine et dormait dix heures par jour, en dissimulant les ultimes approximations de sa technique dans l’éclat de ses légendaires talons hauts, culottes fendues, jupes à ras le bonbon et autres superbes bustiers de soies de chez Pierre Cardin.

        Tandis qu’un l’homme au torse de dieu grec s’installe sur le canapé, fébrile et concentré, les caméramans s’activent ; le tournage peut commencer. Scène d’ouverture : seule, langoureuse, scélératement  impudique, Elsa Renn traverse dans un silence monacale quelques pièces de la grande maison vide ; on filme frontalement les formes solaires de son admirable fondement – vision de rêve ! Moment décisif pour l’équilibre du film que cette scène d’ouverture, où le spectateur doit ressentir en lui l’exquise angoisse qui envahit l’âme du mâle en ces instants salvateurs d’ « avant  l’amour » ! Mais voici qu’Elsa Renn arrive enfin dans le salon…

       Avec une candeur très étudiée, elle s’assoit sur le canapé, voracement tournée vers son partenaire, Stefano Bimbenetto, professionnel de grande envergure dont le talent n’est plus à prouver. Elsa Renn lui dit quelques mots, spirituels sans être obscures, puis elle se met à rire – moment sublime !... quelle grâce, quelle pureté dans ce rire aux indexions de jeunes filles, et à l’éclat de libertine… A peine le rire dissipé, qu’elle et Stefano s’embrassent, emphatiques, comme font les couples quand ils se forment. Elsa sait embrasser ; dans la bouche de son partenaire, sa langue est comme un doigt d’Horowitz sur un piano.

       Mais aussi virtuoses soient-ils, les baisers d’Elsa Renn ne sont qu’une bien minime facette du génie de cette actrice supérieure ; la voici d’ailleurs qui s’approche de la braguette frissonnante de son partenaire galant, et qui, dans un geste suprême, teinté d’autant de dédain que d’avidité, aussi lent que fascinant, fait surgir au ciel le vigoureux Priape de Stefano, dont elle se saisit avec la rapacité, à la fois si féline et si noble, qui la caractérise. S’en suit l’une de ces légendaires fellations, longues et juteuses, maîtrisées du gland sucé jusqu’au périnée pourléché, modèles reconnus de grâce et d’élégance, fruits exceptionnels d’un peu de talent et de beaucoup de travail, chef-d’œuvres charnels enseignés dans toutes les bonnes écoles de Pornographie, et qui assurent à leur créatrice une place éternelle dans le Panthéon des grandes Pompes, aux côtés de Marguerite Steinheil, Monica Lewinsky ou Clara Schumann. Mais déjà, virile, exaltée : la suite.

        Stefano Bimbenetto se soulève et entreprend de faire éclore à son tour chez sa partenaire les râles du plaisir. Elsa Renn se laisse bien faire ; elle aime autant se montrer soumise que farouche, et jubile de voir ce puissant bellâtre qui lui monte dessus, et la prend comme une bête. Aussi s’empresse-t-elle de révéler dans la volupté des sens, ses formes et sa souplesse, engageant les plus intimes parties de son corps à la conquête de sensations inouïes, de jouissance ultime, de béatitude suprême. Et ainsi, abandonnée de toute pudeur, transpirant et suffocant de tous ses membres, hurlant de toute son âme, la voici Panthère, qui s’enroule grisée autour de son mâle, le dévore, l’égratigne sauvagement, bondissant de toute part, emportée dans une si furieuse et si hennissante ardeur qu’elle semble s’engouffrer dans des Abymes de rage et de jouissance plus profonds que ceux de l’amour et de la mort !... Et soudain, après des quarts d’heure intenses d’extase absolue, sonne le tocsin de la jouissance ultime : et Stefano, épuisé, harassé, sucé de son âme, dévoré de l’intérieur, brandissant l’ultime endroit de sa virilité, fait jaillir de son Prépuce Turgescent l’ultime souffle de vie qui lui restait encore : une giclure de six milles volts de semence spermatique, qui vient alunir sur le visage angélique et souriant d’Elsa Renn – fondatrice d’un ordre religieux, appelé pornographie.

Publié dans Nouvelles enivrées

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lizier 20/07/2009 00:18

Bonjour,
Je viens de parcourir votre blog j'y ai passé un bon moment.
la visite à été agréable vous faites des choses intéressante.

A l'occasion venez voir mon blog, www.nicolaslizier.com je suis graphiste.
J'aimerai connaître votre opinion sur mes créations.
Si vous le souhaitez on peux faire un échange de liens.
Je vous souhaite une bonne continuation sur votre site web.
Je vous remercie
A bientôt

Nicolas Lizier

phlaurian 26/06/2009 22:55

bordel ! je ne sais qu'en penser... (circonspection et reconnaissance induite sont dans un beauté, dégoût arrive comme a son habitude, mais là il déclame des vers. La simple surprise qui foudroit circonspection et reconnaissance induite leur rappelle le temps bienheureux où ils étaient accompagné d'innocence, que dégoût noya sous la barque, assez longuement d'ailleurs, et dont le fantôme les hante toujours. La peur que tout ceci ne soit qu'une mascarade destinée à les trucider pousse circonspection et reconnaissance induite à se jeter dans l'eau, dans laquelle flotte quelques uns de ces requins de soupçons. Pas grave, ils en appellent aux puissances, qui ne viennent pas, pas grave, ils crient plus fort sous la morsure délicieuse d'un doute affamé. La seule puissance pas trop sourde apparaît soudain au milieu de la barque, face à dégoût, il ne s'agit vraiment que de connerie qui avait pourtant bien dit à estime de soi de venir redresser la situation depuis bien longtemps et qui réalise qu'il y a un génie dans l'équipe, c'est fou, il fait son boulot remarquablement bien...)