L'être et l'autre

Publié le par Jovialovitch



Personnages :

 L’ÊTRE, au centre,

L’AUTRE, va sans cesse de gauche à droite.

 

 

L’ÊTRE

Il me semble que je me suis rapidement familiarisé avec l’idée d’être au monde.

Très vite, je sus qu’un temps m’était imparti ; que la mort était tout au bout.

Sa présence, lourde et grave, m’a comme forcé au mouvement.

Et c’est comme en la suivant, que je suis allé voir les livres.

Je me suis plongé dans leurs labyrinthes complexes et austères.

Et l’essentiel de ma vie, je l’ai passé entre leurs lignes.

 

L’AUTRE

Les amis, je vous le dis : on n’est pas là pour réfléchir et se tourner les méninges !

Je vous le dis : on est là pour faire la fête ! Et pour tourner des serviettes !

La vie c’est génial ! Le monde il est beau, et joyeux, et marrant !

Dans la vie, faut rigoler à s’en décrocher la mâchoire !

Et chanter à s’en fendre la poire !

 

L’ÊTRE

J’ai vu la beauté, j’ai vu la grandeur, la plus pure, la plus ardente.

J’ai vu danser dans mon esprit des pensées profondes.

Le sublime, certes, je l’ai vu, souvent.

Mais comme ce fut dur !

 

L’AUTRE

La vie est trop courte pour qu’on la passe à s’ennuyer !

La vie, c’est bien simple en vérité :

Il faut en profiter.

 

L’ÊTRE

Et malgré mon travail acharné, je ne puis l’empêcher : la mort un jour me tombera dessus.

Et toutes mes pensées alors se dissiperont...

 

L’AUTRE

Venez, venez les amis : venez donc vous amuser !

 

Rires

 

RIDEAU

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phlaurian (éternel homme-calembour plongé depuis cinquante-trois heures dans une nuit agitée!) 14/04/2009 20:10

heuuu... l'homme calembour est... plus papillon que tatillon, voilà!

par ailleurs, si j'ai le droit de ne pas la boucler, mon avis sur le sublime est, qu'on ne le recherche pas, mais qu'on ne peut pas s'empêcher de le sentir, là, tout près, alors on a l'audace de vouloir se retourner pour vérifier s'il ne nous épierait pas dans le dos, mais là, paf! on se rend compte qu'on le cherche et heu... on a honte, alors on fait comme si, on sifflote "moi? je l'ai cherché? lui? ho!" et finalement, chercher le sublime c'est vérifier un peu, sans en avoir jamais une once de certitude, sa présence nécessaire...

lizpatchanka 14/04/2009 19:49

mais qu'il est tatillon cet homme calembour ...
en tout cas voilà un débat loin d'être fermé,
d'ailleurs, cherche-t-on le sublime aussi pendant les vacances ?

phlaurian (éternel homme-calembour plongé depuis cinquante-trois heures dans une nuit agitée!) 14/04/2009 17:56

ha bah! y'a dl'a forme! et le propos ne s'empêtre pas dans toute une méchanique complexe, il est "dit" c'est tout. voilà un texte auquel je ne me serais pas attendu et auquel je ne m'attends toujours pas... j'ai VRAIMENT aimé.