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Je est un autre...

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  • : 28/06/1990
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  • : La flétrissure de l'Echec... La Volonté d'Agir... L'Audace d'être Digne... Le Jovial !... Amis, voici la Carpatisme !
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Ephémeride

Novembre 2009
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Archéologies

Guy l'éclair !

Les questions se bousculent dans ta tête ?...
Et personne pour y répondre ?!

Non pas !

A ton intention, lecteur inexpérimenté...
Le Moindre :
Mode d'emploi
 

 

Ami lecteur, souviens t’en : comme toute grande œuvre, le Moindre se mérite. Il ne s’agit pas de le lire ; il s’agit de la conquérir – car le Moindre est une conquête. Ami lecteur, tu dois être digne du Moindre pour espérer en apprécier toute la sophistication ; oui, tu dois avoir l’audace d’être digne de lire le Moindre ! Pour cela, voici quelque clef, lecteur, qui te permettront de déchirer le voile de la complexité, et de pénétrer enfin toute la puissance du Moindre.

 

1) Le Moindre est un quotidien ; chaque jour a son texte, chaque texte à son jour. Lecteur, nous te conseillons de ne pas remonter trop loin dans le temps ; erreur de jeunesse que ce qui à été écrit en  2007...

 

2) Le gros de la production moindresque est initialement réparti par genre, avec : les Nouvelles, les Journaux intimes, le Théâtre et les Poésies. Simplicité extrême s’il en est.  

 

3) Cependant, les propos conséquents de certain texte nous amènent à découper l’ensemble sur plusieurs épisodes, étalés en quelque jour : il s’agit des feuilletons dits : Suites of This – qu’il faudra suivre avec pugnacité (et impatience).

 

4) Les choses se compliquent singulièrement avec certaines catégories de textes qui n’existent que par elle-même : c’est le cas des Fafouette (ensemble de cours magistraux à hautes valeurs ajoutées sur des sujets aussi divers que variés) et des "Oeuvres complètes " du grand philosophe franco-allemand Ernst Suzelmayer, théorien de l'Echec, et de sa flétrissure.

 

5) La situation devient véritablement obscure aux néophytes avec l’existence d’un « roman » à l’intérieur du blog : il s’agit des Carnets du dictateurs, commencés il y a fort longtemps et loin d’être terminés. Qui voudra en comprendre les enjeux actuels devra en revenir au moins à l’incipit ; telle est la dure loi du Moindre.

 

6) Les choses atteignent des degrés insondables de complexité avec les Fragments de Jovialovitch, où se trouvent classés tous les textes qui ont de près ou de loin un rapports avec le Carpatisme, nouvelle philosophie dont le Moindre se fait le prophète. On y trouve actuellement (et dans les années à venir) des « Chants », qui racontent le voyage philosophique d’Aïdigalayou, voyage qui débouchera sur rien de moins que la connaissance absolue du Carpatisme !

 

Lecteur, te voilà initié ; il ne te reste plus qu’à lire. N’oublie pas : le Moindre se mérite, et se conquiert. Nombreuses seront tes souffrances. Mais grande est la récompense : être familier au Moindre, et le comprendre, c’est atteindre à coup sûr : la Béatitude Suprême !

« En ture vers de
nouvelles avenroutes ! »

Jubilatorium





 

 

 

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Nulla dies sine linea

Bienvenue à toi, lecteur, sur Le Moindre, blog épistolaire de qualité qui te fera pénétrer chaque jour plus avant dans le champ de la civilisation, à force de Nouvelle enivrées, de Journaux intimes chimériques, d’épisodes feuiltonesques, de Poèmes glacés, de Cours magistraux, de Théâtralités dramaturgiques ou de Fragmets philosophiques quotidiens ; le tout avec la verve des grands jours et l’humour du feu Blog Lukaleo...

Vendredi 13 juin 2008

 

« Encore humectée par la rosée

Pourtant dans l'obscurité »

Goethe.

 

     Les longs phrasés suggestifs de la frémissante nature, en éveille délicat dans son lit d'humectages subtilement vaporisés et dans un équilibre vacillant comme les vagues émoussés qui se bousculent dans les criques closes où se noient leur solitude échouante dans des flots d'un courant glacial et bouillonnant perpétué dans les bruissements brumeux des volutes nerveuses qu'ils exhalent aux tourbillons d'un vent endiablé, chantonnent des embruns de jovialité. Par-delà, les oiseaux gazouillants déclament fièrement dans une horde d'adorations aériennes, au gré de leurs badinages ailés étincelants teintés de remous poudreux et d'éraillements vainqueurs, leur sérénade contrapuntique alors que le petit matin et son dôme imbibant, dernière inspiration libidineuse qui s'écoule comme un torrent tempétueux et chantant sous la pluie, dans le silence des pins coquettements éclaboussés par les aspersions aquatiques engrenées par la fougueuse cadence effrénée de l'eau qui se fracasse, éblouit les yeux dont les larmes se déversent similairement sur les joues de façon torrentielle. Dans les lourdes herbes vertes gorgées d'eau qui garnissent et parsèment miraculeusement dans une agence prodigieuse et aveuglément sournoise, les prairies alentours, fortifiées par les aurores et leur acuité exorcisante, expirent des parfums floraux corrosifs, dans la lente éclosion matinale, charmeuse à l'arrière-goût toxique. Sur ce tapis disert et malicieusement ornementé par les bourgeonnements dévoilés des fleurs violacées parmi leurs touches pourprées et leur environnement verdoyant, cavalent les rongeurs nerveux et surgissent les insectes émoustillés dans une allégresse transcendante, par l'alanguit crescendo du jour levant bravée, et de la réminiscence essentielle. Déjà les refrains insectivores de vibrations sonores et aiguës répondaient aux bourdonnements ronflants et emphatiques des arthropodes gutturaux. Demeurait dans les bois une dense fraîcheur embaumée par les siècles, mielleusement répandue dans une effusion imputrescible qui soudain, sur la lisière, se mêlait, diffuse, dans l'air chaud vagabondant. La symphonie alpestre se poursuivait dans un retour éternel sans cesse changeant à l'affable, tantôt oppressant rythme des susurrements vrombissant à l'innocence et juvénilité pourtant immémoriales. La gaieté folle et la puissance pétillante annonçaient un devenir grandiose lui-même proféré dans le tohu-bohu dionysiaque. Mais voilà que pourtant, derrière la reviviscence, au-delà des tilleuls de jade, sur la lumière d'émeraude qui carillonne et se divulgue dans les vents turbulents, au-dessus des frissons divins énamourés et fringants, par-delà cela, les nuages se heurtent et se fracassent sur les falaises de leurs pans nébuleux dans un magenta écarlate annonçant le déclin du jour, l'aube de la nuit, le crépuscule et l'angoisse noire qui s'abat hâtivement et plonge dans ses tentacules pénétrantes, le monde dans les ténèbres. Car pourtant, le soleil est tombé, le soleil tombe et disparaît à l'horizon, je ne vois plus rien, il est partit, le soleil a fuit, je ne vois plus rien, je ne vois plus....

Par Jovialovitch - Publié dans : Nouvelles enivrées
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