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Je est un autre...

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Ephémeride

Novembre 2009
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Archéologies

Guy l'éclair !

Les questions se bousculent dans ta tête ?...
Et personne pour y répondre ?!

Non pas !

A ton intention, lecteur inexpérimenté...
Le Moindre :
Mode d'emploi
 

 

Ami lecteur, souviens t’en : comme toute grande œuvre, le Moindre se mérite. Il ne s’agit pas de le lire ; il s’agit de la conquérir – car le Moindre est une conquête. Ami lecteur, tu dois être digne du Moindre pour espérer en apprécier toute la sophistication ; oui, tu dois avoir l’audace d’être digne de lire le Moindre ! Pour cela, voici quelque clef, lecteur, qui te permettront de déchirer le voile de la complexité, et de pénétrer enfin toute la puissance du Moindre.

 

1) Le Moindre est un quotidien ; chaque jour a son texte, chaque texte à son jour. Lecteur, nous te conseillons de ne pas remonter trop loin dans le temps ; erreur de jeunesse que ce qui à été écrit en  2007...

 

2) Le gros de la production moindresque est initialement réparti par genre, avec : les Nouvelles, les Journaux intimes, le Théâtre et les Poésies. Simplicité extrême s’il en est.  

 

3) Cependant, les propos conséquents de certain texte nous amènent à découper l’ensemble sur plusieurs épisodes, étalés en quelque jour : il s’agit des feuilletons dits : Suites of This – qu’il faudra suivre avec pugnacité (et impatience).

 

4) Les choses se compliquent singulièrement avec certaines catégories de textes qui n’existent que par elle-même : c’est le cas des Fafouette (ensemble de cours magistraux à hautes valeurs ajoutées sur des sujets aussi divers que variés) et des "Oeuvres complètes " du grand philosophe franco-allemand Ernst Suzelmayer, théorien de l'Echec, et de sa flétrissure.

 

5) La situation devient véritablement obscure aux néophytes avec l’existence d’un « roman » à l’intérieur du blog : il s’agit des Carnets du dictateurs, commencés il y a fort longtemps et loin d’être terminés. Qui voudra en comprendre les enjeux actuels devra en revenir au moins à l’incipit ; telle est la dure loi du Moindre.

 

6) Les choses atteignent des degrés insondables de complexité avec les Fragments de Jovialovitch, où se trouvent classés tous les textes qui ont de près ou de loin un rapports avec le Carpatisme, nouvelle philosophie dont le Moindre se fait le prophète. On y trouve actuellement (et dans les années à venir) des « Chants », qui racontent le voyage philosophique d’Aïdigalayou, voyage qui débouchera sur rien de moins que la connaissance absolue du Carpatisme !

 

Lecteur, te voilà initié ; il ne te reste plus qu’à lire. N’oublie pas : le Moindre se mérite, et se conquiert. Nombreuses seront tes souffrances. Mais grande est la récompense : être familier au Moindre, et le comprendre, c’est atteindre à coup sûr : la Béatitude Suprême !

« En ture vers de
nouvelles avenroutes ! »

Jubilatorium





 

 

 

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Nulla dies sine linea

Bienvenue à toi, lecteur, sur Le Moindre, blog épistolaire de qualité qui te fera pénétrer chaque jour plus avant dans le champ de la civilisation, à force de Nouvelle enivrées, de Journaux intimes chimériques, d’épisodes feuiltonesques, de Poèmes glacés, de Cours magistraux, de Théâtralités dramaturgiques ou de Fragmets philosophiques quotidiens ; le tout avec la verve des grands jours et l’humour du feu Blog Lukaleo...

Samedi 7 juin 2008

 

7 de juin


      Avec ma chère, nous sommes partis vagabonder aux crépuscules des océans. Sur les dunes rosacées, nous nous arrêtons pour contempler gaiement les reflets du soleil sur les eaux réfléchissantes, ce qui ne cessait de nous faire plisser les yeux face à tant de clarté. A ce jour, je n'ai entendu que les logorrhées séculaires des flux et reflux des vagues écumeuses dont la tyrannie est sans pareil (au même titre que le bruit de la trotteuse d'une pendule, bien entendu). Pourtant, je ne regrette pas le brouhaha de la nature, qui lui m'était devenu insupportable à un point difficilement quantifiable et qualifiable. En outre, je crois que le climat de La Rochelle m'est agréable.

      Avec madame, nous voyageons qu'au couché de soleil. Et dès qu'il disparaît totalement, nous posons notre tente sur le sable fin et frais jusqu'au soir suivant, lorsque tout se rougie. Nous n'avançons guère, mais le repos nous est profitable. De toute façon, nous assistons à l'instant le plus sublime de la journée d'un homme : le crépuscule, ce délicieux prélude à la nuit. Plus qu'un esthète, je m'autoproclame émondeur ! Mais je m'aperçois que je n'évoque guère ma fräulein. Nous allons nous marier. Sans doute sur Drancy. Quant au voyage de noces, nous hésitons encore entre Auschwitz et Treblinka. J'ai un faible pour le second. Cependant, tout n'est pas si bien ; depuis quelques jours, ma despote bien aimée se sent mal. Elle reste incessamment étendue bien qu'elle ne parvienne point à dormir. Aussi ne vient-elle plus à mes côtés s'émouvoir au déclin du jour et doit demeurer dans la tente. Alors, comme un symbole, j'y vais pour elle. « Deux étions et n'avions qu'un coeur. » disait M.Villon. Mais le suborneur que je suis devenait compatissant et s'étiolait sous les étoiles dans une solitude désemparée. Je ne sais guère ce qu'elle a. Faudrait-il voir un médecin, mais elle s'y refuse. Pourtant j'ai encore son doux numéro de téléphone à ce bougre.

     Avant-hier, je suis allé vadrouiller aux dernières lueurs du couché de l'astre solaire. La tendre nostalgie m'étreignis hâtivement et poussait un léger souffle chaud sur mes joues feutrée de soie. Dans ma distraction, je rentrais alors que la nuit tutélaire déjà avait pénétrée les âmes de sa mainmise tentaculaire. Qu'est-ce que je reçus ! Malgré sa grande faiblesse, ma perruche a mit sur moi la pire honte et la plus vaste opprobre. Elle était prête à me donné le fouet. Je crus même un instant qu'elle voulait me faire déporter ! Sa colère était immense et je ne pouvais que m'apitoyer sous ses râles fiévreux. J'en vins, c'est dire, à refuser même l'immortalité tant l'impression du déshonneur était profond et douloureux ; surtout sur ses lèvres acides teintées de hurlements amers et venimeux. En vérité, depuis qu'elle ne dort plus, je la hais. Il me serait pourtant plus facile de la tuer durant son sommeil. Mais si je ne la hais point en la saignant comme un porc ! Malheur à moi ! Je ne pourrais qu'en souffrir. Quant à elle, je la subodore de vouloir m'éliminer durant mon sommeil. Tout cela m'est apparu soudainement aux dernière lueurs du soleil couchant d'hier soir. Là où je médite à loisir. J'en vins donc à croire qu'une lutte à mort s'est engagée entre nous. Une sorte de guerre froide dont j'ignore qui va l'emporter. Néanmoins, je vois cela comme la plus haute preuve d'amour qui puisse être témoigné. Car personne ne se décide vraiment, ce qui exprime, au-delà de la haine réciproque, une marque d'estime et d'amour total. Une marque que viendra rompre la faiblesse de l'un ou de l'autre. Si je suis ce lâche, si je suis ce faible, cet indigne malingre, alors je partirais, confus et désoeuvré, loin d'elle, solitaire, avec comme seule consolation celle d'avoir touché La Rochelle...

Par Jovialovitch - Publié dans : Les Carnets du dictateur
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